Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo s’efforcent de contenir une nouvelle épidémie d’Ebola. Des équipes médicales mettent en place des zones de quarantaine dans des communautés densément peuplées, craignant une propagation rapide du virus.
Selon les autorités, l’épidémie est due à la souche Bundibugyo d’Ebola, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué. On dénombre 136 décès suspects et plus de 540 cas possibles liés au virus.
L’épidémie a déclenché des appels urgents à l’aide internationale. Le ministre de la Santé de la RDC, Samuel Roger Kamba, a averti que la baisse de l’aide internationale fragilise les dispositifs de protection en première ligne et limite les efforts de recherche scientifique nécessaires pour lutter contre la maladie.
Cet avertissement intervient au lendemain de la déclaration de l’Organisation mondiale de la Santé, qui s’est inquiétée de « l’ampleur et de la rapidité » de l’épidémie, qui a déjà fait plus de 130 morts.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a indiqué que les autorités mettent tout en œuvre pour que les communautés touchées, y compris celles vivant dans les territoires en conflit, reçoivent une aide d’urgence.
Les épidémies d’Ebola ont dévasté à plusieurs reprises certaines régions d’Afrique centrale, et les autorités sanitaires préviennent que des mesures de confinement rapides seront essentielles pour empêcher une transmission plus large.




