Le Burkina Faso a démenti un rapport faisant état de plus de 1 800 civils tués dans des actes constituant des « crimes contre l’humanité » depuis la prise de pouvoir par la force d’Ibrahim Traoré il y a trois ans.
Human Rights Watch, qui a publié ce rapport, impute la majorité des meurtres à l’armée et aux milices qui lui sont alliées, et le reste à des militants islamistes.
Ce rapport se fonde sur l’analyse d’informations de sources ouvertes, notamment des vidéos et des images satellites, ainsi que sur des entretiens avec des témoins et des survivants.
L’un des incidents les plus meurtriers décrits dans le rapport remonte à décembre 2023, lorsque l’armée et les milices qui lui sont alliées auraient tué plus de 400 civils dans la ville de Djibo.
Les survivants ont qualifié ces massacres de brutaux et affirment avoir subi des traumatismes psychologiques.
Le gouvernement a dénoncé les conclusions de l’organisation, les qualifiant de fausses et de « conjectures et allégations graves et infondées ». Ce n’est pas la première fois qu’il est confronté à de telles accusations.
Le Burkina Faso est l’un des nombreux pays d’Afrique de l’Ouest qui ont connu des coups d’État ces dernières années. La Guinée et le Gabon figurent parmi les autres.




