Des centaines de partisans de la junte malienne se sont réunis samedi dans un stade de Bamako, la capitale, pour réaffirmer leur soutien aux autorités de transition.
Ils ont répondu à l’appel de la junte, au pouvoir depuis 2020 et confrontée à des attaques de groupes armés.
Cette nouvelle mobilisation fait suite aux attaques coordonnées menées le mois dernier par des groupes armés, qui ont fait plusieurs morts, dont le ministre malien de la Défense, Sadio Camara.
« La mort du général Sadio Camara nous a profondément touchés et ne nous a pas laissés indifférents », a déclaré Oumar Neïté, un partisan de la junte.
« Nous voulons montrer au monde entier que si le général Sadio n’est plus là, il y a des centaines de Sadio Camara parmi nous. Le Mali n’est pas mort et ne le sera jamais », a-t-il ajouté.
Le Mali a été frappé le 26 avril par l’une des plus importantes attaques coordonnées jamais menées contre son armée, à Bamako et dans plusieurs autres villes. Des djihadistes et des rebelles se sont emparés de plusieurs villes et bases militaires.
Le groupe militant islamiste Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad, un groupe séparatiste touareg, ont lancé conjointement l’attaque la plus dévastatrice contre le gouvernement depuis 2012. Les militants et les rebelles ont pris le contrôle de plusieurs villes et villages, ainsi que de postes militaires appartenant à l’armée malienne et à son allié, l’Africa Corps, soutenu par la Russie.
Le JNIM a également annoncé un blocus de Bamako, installé des barrages routiers et interdit l’accès à la ville à toute personne.
Le Mali est dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir par un coup d’État en 2020, qui avait promis de rétablir la sécurité face à la recrudescence des attaques extrémistes. Depuis sa prise de pouvoir, la junte s’est tournée vers la Russie comme nouveau partenaire en matière de sécurité, forçant des alliés traditionnels comme la France et une mission de maintien de la paix des Nations Unies à se retirer.




