Les deux principaux partis d’opposition ont publiquement appelé au dialogue avec la junte militaire qui a pris le pouvoir par un coup d’État fin novembre 2025, cherchant ainsi une issue à la crise politique actuelle.
Cette initiative intervient dans un contexte d’instabilité croissante depuis que le Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public (HCR), la junte qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló en novembre, a pris le contrôle du gouvernement et suspendu le processus électoral.
Les dirigeants de l’opposition, notamment ceux de la principale coalition menée par Domingos Simões Pereira, ont cherché à ouvrir des canaux de négociation avec la junte, alors que les tensions persistent quant à l’avenir de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau.
Cet appel fait suite à des événements récents au cours desquels la junte a proposé des postes au sein d’un gouvernement de transition à des personnalités politiques de l’opposition – une offre rejetée par les principaux dirigeants, qui l’ont jugée symbolique et insuffisante pour résoudre la crise dans son ensemble.
Les acteurs régionaux, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont appelé à plusieurs reprises à la retenue et à un retour rapide à un régime civil, ce qui complique le paysage politique alors que la Guinée-Bissau traverse l’une des périodes les plus instables de son histoire récente.




