Le parti au pouvoir au Zimbabwe, le ZANU-PF, a confirmé dimanche le maintien d’Emmerson Mnangagwa à sa tête au-delà de 2028, alors que le dirigeant de 84 ans cherche à prolonger son exercice du pouvoir.
En juillet, M. Mnangagwa a promulgué des amendements constitutionnels portant la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, reportant ainsi la prochaine élection de 2028 à 2030 et remplaçant l’élection présidentielle au suffrage direct par un vote parlementaire.
« Nous sommes un grand mouvement révolutionnaire porté par le peuple, que rien ne pourra jamais arrêter », a déclaré M. Mnangagwa aux délégués du parti réunis à Chinhoyi.
Ces changements ont suscité des critiques de la part de figures de l’opposition, de groupes de la société civile et d’organisations de défense des droits humains.
Au sein du ZANU-PF, une faction souhaite que M. Mnangagwa reste en poste jusqu’en 2030, tandis qu’une autre prépare le terrain pour Constantino Chiwenga, l’ancien général de l’armée qui a contribué à renverser Robert Mugabe lors du coup d’État de 2017.




