Le forum économique des BRICS s’est ouvert vendredi à New Delhi, à la veille du sommet annuel du groupe organisé par l’Inde.
Les discussions ont porté sur la création de réseaux commerciaux plus connectés et plus résilients, le numérique s’imposant comme un lien essentiel entre les entreprises.
Mtho Xulu, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Afrique du Sud, déclare :
« Nous considérons la technologie comme l’une des solutions pour renforcer les BRICS ; en effet, une plateforme numérique facilite la communication entre les citoyens, les entreprises et les pays, tout en permettant de mettre en lumière des opportunités commerciales. Certes, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne la fracture numérique, mais cela offre également des perspectives d’investissement dans les infrastructures numériques. »
Sommet des dirigeants
Samedi, les dirigeants devraient aborder des sujets tels que la coopération économique, l’énergie, la sécurité alimentaire, la technologie, les chaînes d’approvisionnement et la réforme des institutions mondiales. La réduction de la dépendance au dollar américain figurera également parmi les priorités : les membres encouragent une utilisation accrue de leurs propres monnaies pour les échanges et les paiements, tout en plaidant pour des alternatives aux institutions financières dominées par l’Occident.
La Chine et la Russie voient dans les BRICS un moyen de réduire la domination occidentale — en particulier celle des États-Unis — tout en renforçant la coopération entre les économies émergentes et en développement.
Depuis sa création il y a vingt ans, le groupe s’est élargi pour compter 11 membres à part entière (dont l’Égypte et l’Afrique du Sud) et 10 pays partenaires.
Le groupe représente environ la moitié de la population mondiale et une part importante de la production économique globale. Il réclame avec de plus en plus d’insistance une meilleure représentation des pays en développement au sein des institutions internationales.




