Les plus hautes juridictions de Zambie sont restées fermées lundi pour des raisons de sécurité, empêchant ainsi l’opposition d’y accéder le dernier jour pour contester la victoire électorale du président Hakainde Hichilema.
Une note de service du pouvoir judiciaire a conseillé au personnel de ne pas se présenter au travail, tandis que des policiers étaient visibles aux abords des portes closes de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle à Lusaka. Les autorités ont indiqué que des évaluations de sécurité étaient en cours.
Cette fermeture a suscité des critiques de la part de figures de l’opposition, d’avocats et d’organisations de la société civile, car lundi marquait la date limite pour déposer un recours électoral.
Hichilema a été déclaré vainqueur de l’élection du 13 août avec environ 60 % des voix. Il a nié toute fraude électorale, tandis que des observateurs indépendants ont exprimé des inquiétudes quant au déroulement du scrutin.
Le chef de l’opposition, Brian Mundubile, avait annoncé son intention de contester les résultats. Cependant, plusieurs membres de son camp ont été arrêtés après l’élection, et Mundubile a ensuite été interrogé par la police pour des accusations d’atteinte à la sécurité nationale, qu’il affirme être fabriquées de toutes pièces.
Les alliés de l’opposition ont déclaré qu’ils s’efforçaient toujours de garantir le dépôt d’une requête avant la date limite.
Des organisations de la société civile et l’Ordre des avocats de Zambie ont averti que la fermeture des tribunaux risquait de porter atteinte au droit constitutionnel de contester les résultats des élections.
Cet épisode a également ravivé les inquiétudes quant au rétrécissement de l’espace de dissidence en Zambie, autrefois considérée comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique.
Pour l’heure, cette fermeture soulève des interrogations quant à la possibilité pour l’opposition d’obtenir un contrôle judiciaire d’une élection dont les résultats sont déjà contestés politiquement.




