Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé mardi le tribunal de La Haye, neuf mois après avoir annoncé cette décision conjointement avec ses alliés, le Mali et le Burkina Faso.
Ces trois pays du Sahel sont tous dirigés par des gouvernements militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État entre 2020 et 2023.
Ils avaient annoncé conjointement leur retrait de la CPI en septembre dernier, qualifiant la Cour d’« instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ».
Dans un communiqué transmis à l’AFP mardi, la CPI a indiqué avoir reçu un « instrument de retrait » le 18 juin du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.
La demande prendra effet le 18 juin 2027, a précisé la Cour, soit un an après sa notification. Le Niger est tenu d’honorer ses obligations envers la Cour jusqu’à cette date, indique le communiqué.
« Si l’adhésion ou le retrait d’un traité demeure un droit souverain des États en vertu du droit international, nous regrettons toute décision de s’écarter de l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves », a déclaré la CPI dans un communiqué.
Ce communiqué ne mentionne ni le Mali ni le Burkina Faso. Ces trois pays sont confrontés à des violences meurtrières perpétrées par des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, et leurs armées sont également accusées de crimes contre des civils.
Fondée en 2002, la Cour pénale internationale a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, tels que les crimes de guerre, lorsque les États n’ont ni la volonté ni la capacité de le faire eux-mêmes.
La CPI compte actuellement 125 États membres. Les États-Unis et la Russie n’en font pas partie, de même qu’Israël, la Chine et le Myanmar.




