Nouveau coup dur pour la Cour pénale internationale (CPI) : le Tchad annonce son intention de rejoindre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Venezuela dans leur procédure de retrait.
Dans un communiqué publié lundi, le gouvernement a déclaré que l’efficacité de la CPI est « limitée et inégale » et a accusé l’institution basée à La Haye de privilégier les pays africains.
« La Cour ne détient que sept personnes, dont six sont poursuivies dans des affaires africaines », précise le communiqué.
Cette annonce intervient alors que le Tchad est soupçonné d’être impliqué dans le conflit qui oppose l’armée et les paramilitaires au Soudan voisin.
La semaine dernière, la page Facebook du ministre tchadien des Affaires étrangères indiquait que les États-Unis avaient fait pression sur N’Djamena pour qu’il reconsidère l’appartenance du Tchad à la CPI.
Le ministre a toutefois nié par la suite toute implication des États-Unis dans ce retrait. Le Tchad « ne se sent plus en phase avec le fonctionnement actuel de la Cour », a-t-il déclaré lundi.
La CPI poursuit les individus pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Plus tôt ce mois-ci, les États-Unis ont annoncé le lancement d’une campagne contre la Cour, affirmant qu’elle représentait « une menace intolérable pour la souveraineté américaine ».




