Le scrutin a débuté jeudi matin pour les élections générales zambiennes, qui devraient largement permettre au président Hakainde Hichilema d’obtenir un second mandat.
Élu en 2021, il fonde sa campagne sur son bilan économique, ayant mené le pays à travers une restructuration de la dette et une reprise économique après le défaut de paiement de sa dette souveraine en 2020.
Cependant, malgré l’amélioration des indicateurs économiques, les ménages restent confrontés à des prix élevés des produits alimentaires et de l’énergie. Les analystes estiment que la frustration liée à la crise du coût de la vie pourrait éroder sa popularité.
Le principal adversaire du président, parmi 13 autres candidats, est Brian Mundubile, 55 ans, ancien ministre du gouvernement du Front patriotique (PF) qui a dirigé le pays de 2011 à 2021.
Soutenu par une alliance de partis d’opposition, Mundubile se présente sous la bannière du nouveau parti NRPUP, qui recrute une grande partie de son électorat au sein du PF.
Décrivant la Zambie comme profondément divisée, il a déclaré que le gouvernement avait durci les restrictions imposées à la campagne de son parti et que la période précédant le scrutin ne pouvait être considérée comme libre et équitable.
La sécurité a été renforcée pour le vote, le gouvernement ayant annoncé mercredi l’arrestation de plusieurs personnes, dont trois anciens hauts fonctionnaires, soupçonnées de vouloir interférer avec le système électoral.
Un candidat à la présidence doit obtenir plus de 50 % des voix pour être élu dès le premier tour. À défaut, un second tour opposera les deux candidats arrivés en tête.
Les élections présidentielles, législatives et locales se déroulent simultanément.
Considérée comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique, la Zambie est critiquée pour avoir, selon certains, restreint l’espace de dissidence sous le gouvernement d’Hichilema.
Les bureaux de vote ferment à 18h00, heure locale. La Commission électorale a annoncé que les résultats seront proclamés lundi.




