Le président nigérian Bola Tinubu a approuvé jeudi le recrutement de 28 000 militaires afin de « renforcer la sécurité nationale », alors que le pays est confronté à de multiples conflits.
Le pays le plus peuplé d’Afrique est en proie à un conflit de longue date dans ses régions septentrionales, exacerbé par les incursions de militants sahéliens et de bandes armées sans affiliation idéologique.
Tinubu, candidat à sa réélection en janvier, a décrété l’état d’urgence sécuritaire national en novembre dernier, alors que son gouvernement s’efforçait de répondre à une vague d’enlèvements et de violences de masse.
Il a promis de réagir en déployant des renforts sur le terrain.
Son porte-parole, Bayo Onanuga, a déclaré jeudi dans un communiqué que Tinubu avait approuvé « le recrutement de 28 000 militaires supplémentaires », qualifiant cette mesure de « décision historique pour renforcer le dispositif de sécurité du pays ».
Il a indiqué que les nouvelles mesures permettraient également l’achat d’équipements et l’amélioration des conditions de vie des troupes.
La semaine dernière, les médias locaux ont rapporté que le salaire minimum des soldats avait doublé, atteignant 100 000 nairas (72 dollars) par mois pour les militaires les moins bien payés.
Le gouvernement a déjà lancé une campagne de recrutement pour 50 000 policiers.
Les violences au Nigeria ont accru la pression internationale sur le pays et suscité les critiques du président américain Donald Trump, qui a affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient persécutés.
Le gouvernement nigérian a rejeté ces allégations, insistant sur le fait que chrétiens et musulmans étaient victimes de ces violences au même titre que les autres.
Mercredi, la présidence nigériane a annoncé que Trump avait félicité Tinubu dans une lettre pour son « leadership décisif » et sa détermination à « s’attaquer aux problèmes qui accablent le Nigeria, en particulier les violences qui touchent les communautés chrétiennes ».




