La CEDEAO, organisation ouest-africaine, a exhorté le gouvernement militaire de Guinée-Bissau à libérer sans condition toutes les personnalités politiques détenues.
Dans une déclaration publiée à l’issue d’un sommet des chefs d’État en Sierra Leone, elle a affirmé que cette mesure « renforcerait la crédibilité » du processus de transition du pays.
Cette libération inclurait celle du chef de l’opposition et ancien Premier ministre, Domingos Simões Pereira, de nouveau emprisonné au début du mois.
Il est accusé de crimes économiques et d’implication dans une tentative de coup d’État présumée en octobre 2025, ce qu’il nie.
M. Pereira figurait parmi les nombreux hommes politiques emprisonnés par l’armée après sa prise de pouvoir en novembre dernier, qui a renversé le président Umaro Sissoco Embalo.
Ce coup d’État a eu lieu la veille de la publication des résultats des élections présidentielles et législatives par la commission électorale.
Les dirigeants militaires de Guinée-Bissau ont adopté en décembre une charte de transition d’un an prévoyant la tenue d’élections présidentielles et législatives à l’issue de cette période.
Depuis son indépendance du Portugal en 1974, le pays a connu une instabilité récurrente, et un seul président a achevé son mandat.




