Le Conseil constitutionnel du Sénégal a refusé mercredi d’examiner le recours contre la récente réintégration de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko au Parlement, où il occupe désormais le poste de président après sa rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye.
Cette décision consolide la position de Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, où il pourrait constituer un contrepoids important au pouvoir présidentiel.
Faye a limogé Sonko de son poste de Premier ministre fin mai, après des mois de tensions et de désaccords croissants entre les deux anciens alliés.
Sonsko a ensuite été réintégré à l’Assemblée nationale, où il a été immédiatement et massivement élu président.
La décision du Conseil constitutionnel était attendue et est définitive, sans possibilité de recours pour l’opposition qui avait introduit le recours.
« Le Conseil constitutionnel n’est pas compétent pour examiner la décision contestée », a-t-il déclaré.
Faye doit essentiellement sa présidence à Sonko, son ancien mentor, qui aurait très certainement accédé au poste suprême s’il n’avait pas été empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal suite à une condamnation pour diffamation.
Les deux hommes, membres du parti panafricain Pastef, se sont brouillés en raison de désaccords sur la manière dont le Sénégal devait gérer son énorme dette publique et sur d’autres questions politiques.
Plus tôt ce mois-ci, Sonko a été réélu à la tête du Pastef.




