L’ancien président sénégalais Macky Sall a plaidé pour la paix et la diplomatie lors de son audition pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Macky Sall, candidat au poste le plus élevé de l’ONU, s’est adressé aux journalistes à l’issue d’un dialogue informel mercredi.
Sous le soutien du Burundi, sa candidature n’est appuyée ni par le Sénégal ni par l’Union africaine.
Interrogé sur les tensions impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, M. Sall a appelé à la poursuite des efforts diplomatiques et au soutien de la médiation menée par le Pakistan.
Il a exhorté toutes les parties à maintenir le cessez-le-feu et à œuvrer pour un accord durable.
« Nous n’avons pas besoin de plus de bombes. Nous n’avons pas besoin de missiles. Nous avons besoin de paix », a-t-il déclaré.
M. Sall a également réaffirmé le lien entre prospérité et sécurité, plaidant pour une approche intégrée associant sécurité, paix, développement et droits humains, et une meilleure protection des groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.
Quatre candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies sont en lice cette semaine, un nombre bien inférieur à celui d’il y a dix ans, lors de la nomination d’António Guterres.
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet – l’une des deux femmes et l’une des trois candidates latino-américaines – a été la première à répondre aux questions des ambassadeurs des 193 États membres de l’ONU lors d’une séance de questions-réponses de trois heures, mardi.
Elle a été suivie par le représentant argentin Rafael Mariano Grossi, spécialiste de l’énergie nucléaire à l’ONU.
Plus tôt mercredi, la représentante spéciale de l’ONU au commerce, Rebeca Grynspan, a également pris la parole dans la salle de l’Assemblée générale, avant Macky Sall.
Les divisions entre les puissances mondiales sont si profondes que l’organisation est incapable de remplir sa mission première : garantir la paix et la sécurité internationales.
Le Conseil de sécurité, autrefois puissant, est paralysé et empêché d’intervenir pour mettre fin aux guerres en Ukraine, à Gaza et en Iran, entre autres conflits, reléguant ainsi l’ONU à l’écart des grandes crises mondiales.
Le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale des Nations Unies sur recommandation du Conseil de sécurité. Il n’y a pas de date limite fixée pour l’annonce du nom du candidat retenu.




