L’autorité de régulation de l’énergie du Kenya a augmenté mardi les prix du super sans plomb et du diesel respectivement de 28,69 shillings et 40,3 shillings par litre.
L’EPRA (Energy and Petroleum Regulatory Authority) justifie ces hausses par l’envolée des coûts des carburants importés.
Le prix de l’essence s’élève désormais à 206,97 shillings kenyans (1,60 dollar) le litre, tandis que celui du diesel est de 206,84 shillings.
Des automobilistes se sont précipités pour faire le plein avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs, provoquant de longues files d’attente aux stations-service.
Les tarifs des transports ont immédiatement grimpé, les minibus augmentant leurs prix d’environ 25 % du jour au lendemain.
Les compagnies de bus ont augmenté leurs tarifs de 1,54 à 3,86 dollars.
Ces répercussions devraient se faire sentir dans l’ensemble de l’économie, la hausse des prix des carburants entraînant une augmentation du prix des biens et services.
L’inflation s’établissait à 4,4 % en mars, en légère hausse par rapport aux 4,3 % de février, et les pressions sur les prix continuaient de s’accentuer.
Le Kenya s’approvisionne en carburant presque exclusivement auprès de fournisseurs du Golfe, notamment d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Bahreïn.




