Le Zimbabwe a brusquement mis fin aux négociations avec les États-Unis concernant un nouvel accord d’aide sanitaire destiné à remplacer un programme démantelé sous la présidence de Donald Trump.
Cet accord prévoyait un financement de 367 millions de dollars sur cinq ans, permettant à 1,2 million de Zimbabwéens de bénéficier d’un traitement contre le VIH.
Selon les autorités, les négociations ont été interrompues car les termes de l’accord menaçaient l’autonomie nationale. On craint en effet que le pacte ne transfère le contrôle de la riposte aux maladies et n’accorde à Washington un large accès aux données sanitaires.
Les États-Unis ont conclu des accords similaires à travers l’Afrique dans le cadre de leur stratégie « L’Amérique d’abord », notamment pour contrer l’influence de la Chine sur le continent. Le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda, le Lesotho et l’Eswatini figurent parmi les pays signataires.
Avec le retrait du Zimbabwe, les États-Unis doivent désormais réduire progressivement leur aide sanitaire dans le pays, laissant planer l’incertitude sur l’avenir de la lutte contre le VIH et du soutien sanitaire en général.




