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DEUX PAYS, UN MÊME JOUR DE VOTE : COMMENT LA GUINÉE ET LA CENTRAFRIQUE GÈRENT LA CONTINUITÉ POLITIQUE

décembre 30, 2025
dans Politique
DEUX PAYS, UN MÊME JOUR DE VOTE COMMENT LA GUINÉE ET LA CENTRAFRIQUE GÈRENT LA CONTINUITÉ POLITIQUE

DEUX PAYS, UN MÊME JOUR DE VOTE COMMENT LA GUINÉE ET LA CENTRAFRIQUE GÈRENT LA CONTINUITÉ POLITIQUE

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Le 28 décembre 2025, la Guinée et la République centrafricaine ont organisé des élections nationales le même jour. Cette coïncidence a suscité l’attention, non parce qu’elle annonçait un changement politique majeur, mais parce qu’elle mettait en lumière une dynamique commune: l’élection comme mécanisme de continuité et de stabilisation du pouvoir dans des contextes marqués par une fragilité institutionnelle persistante.

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Dans les deux pays, le scrutin n’a pas été présenté comme un moment de rupture ou de renouvellement profond de l’offre politique. Il a plutôt servi à restructurer l’autorité, à clarifier le cadre institutionnel et à clore des périodes de transition prolongées. Cette réalité soulève une question essentielle : dans certains États africains confrontés à l’instabilité, l’élection vise-t-elle d’abord à arbitrer une compétition politique ouverte, ou à organiser la continuité de l’État et à sécuriser son fonctionnement ?

L’objectif de cet article n’est ni de porter un jugement normatif ni de critiquer les choix politiques opérés. Il cherche plutôt à analyser la fonction politique des élections dans ces deux contextes précis. L’enjeu est de comprendre comment la Guinée et la République centrafricaine ont mobilisé le processus électoral comme un instrument de gouvernance, de consolidation institutionnelle et de communication politique, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs frontières.

L’analyse s’articulera autour de trois axes principaux : le rôle des élections comme outils de ré-ancrage politique après des phases d’incertitude ; la continuité du pouvoir comme choix de gouvernance assumé plutôt que comme simple résultat du vote ; et enfin, les messages que cette continuité adresse aux citoyens, aux acteurs régionaux et à la communauté internationale.

Les élections comme instruments de ré-ancrage politique

En Guinée comme en République centrafricaine, les élections du 28 décembre 2025 ont d’abord répondu à un besoin de ré-ancrage politique après des périodes d’instabilité prolongée. En Guinée, le scrutin est intervenu à l’issue d’une transition militaire marquée par une refonte constitutionnelle et institutionnelle. En République centrafricaine, il s’est inscrit dans un processus de continuité étatique dans un contexte sécuritaire et politique fragile.

Dans ces deux cas, l’élection a permis de formaliser l’autorité politique à travers un cadre légal reconnu. Elle a servi à transformer une situation de fait — pouvoir de transition ou pouvoir consolidé — en une situation de droit, encadrée par des institutions électorales et constitutionnelles. Le vote devient ainsi un mécanisme de stabilisation plus qu’un moment de redéfinition complète du pouvoir.

Ce ré-ancrage politique est particulièrement important dans des États où la légitimité institutionnelle a été fragilisée par les crises, les conflits ou les transitions prolongées. L’élection offre alors une référence claire, un point de fixation institutionnel, permettant à l’État de reprendre une trajectoire plus lisible, même en l’absence de compétition politique intense.

La continuité du pouvoir comme choix de gouvernance

La continuité observée en Guinée et en République centrafricaine ne relève pas du hasard électoral. Elle résulte d’un choix de gouvernance, structuré par des réformes constitutionnelles, des calendriers électoraux maîtrisés et un contrôle institutionnel du processus politique. Dans les deux pays, l’objectif principal semble avoir été d’éviter les ruptures brusques et les incertitudes prolongées.

Dans des contextes marqués par des défis sécuritaires, économiques et sociaux importants, la continuité est souvent présentée comme un facteur de stabilité. Elle permet aux autorités de maintenir une ligne politique cohérente, de rassurer les administrations et de préserver une certaine prévisibilité dans l’action publique. L’élection devient alors un moyen de confirmer une orientation plutôt que de la remettre en cause.

Cela ne signifie pas l’absence de débat politique, mais une hiérarchisation des priorités. La gouvernance privilégie l’ordre institutionnel, la continuité de l’État et la gestion des risques. Dans ce cadre, l’élection joue un rôle fonctionnel : elle valide un choix stratégique de stabilité, adapté aux contraintes spécifiques de chaque pays.

Les signaux adressés aux citoyens et aux partenaires

Au-delà de la scène politique interne, les élections de décembre 2025 ont également envoyé des signaux clairs aux citoyens. Elles ont affirmé que l’État est en capacité d’organiser un scrutin national, de mobiliser des institutions électorales et de maintenir un minimum d’ordre politique. Ce message est essentiel dans des sociétés marquées par des années de crise et d’incertitude.

Sur le plan régional et international, ces élections ont aussi une fonction de communication. Elles indiquent aux partenaires que les autorités en place disposent d’un cadre institutionnel formel et d’une légitimité électorale reconnue. Cela facilite les relations diplomatiques, la coopération sécuritaire et l’engagement économique, dans un environnement où la stabilité institutionnelle est souvent une condition préalable.

Enfin, ces signaux traduisent une volonté de normalisation politique. Même si les trajectoires démocratiques restent complexes et progressives, l’élection permet d’inscrire l’action de l’État dans un langage politique partagé au niveau international. Elle devient ainsi un outil de positionnement stratégique, autant qu’un mécanisme de gestion interne du pouvoir.

Conclusion

Les élections du 28 décembre 2025 en Guinée et en République centrafricaine ne peuvent être comprises uniquement à travers le prisme du changement politique. Elles s’inscrivent dans une logique plus large de gestion de la continuité, de stabilisation institutionnelle et de reconfiguration de la légitimité de l’État après des périodes de fragilité.

En utilisant le scrutin comme instrument de ré-ancrage politique, comme choix de gouvernance assumé et comme message adressé aux citoyens et aux partenaires, les deux pays illustrent une réalité souvent négligée : dans certains contextes africains, l’élection n’est pas seulement un moment de compétition, mais un outil de construction de l’ordre politique.

Comprendre cette fonction permet de dépasser les lectures simplistes et d’appréhender les trajectoires politiques africaines avec davantage de nuance. Comme le montre la Guinée et la République centrafricaine, la question centrale n’est parfois pas de savoir si le pouvoir change, mais comment il se structure, se consolide et se projette dans la durée.

La source: Qiraat African
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