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Piraterie et Terreur La Dualité du crime organisé et du terrorisme sur les côtes africaines

Écrit par : Pr. Hamdi A. Hassan | Traduit de l’arabe par : Sidi-M. OUEDRAOGO

décembre 7, 2025
dans Politique
Piraterie et Terreur : La Dualité du crime organisé et du terrorisme sur les côtes africaines

Piraterie et Terreur : La Dualité du crime organisé et du terrorisme sur les côtes africaines

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Il est universellement reconnu que la piraterie constitue un crime impliquant l’attaque et le pillage de navires en haute mer.

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Ce fléau, aussi vieux que le commerce maritime lui-même, est un phénomène mondial. Ironiquement, les routes maritimes africaines n’ont pas joué un rôle majeur dans l’histoire globale de la piraterie.

Cependant, au cours des deux dernières décennies, le golfe de Guinée et les eaux somaliennes ont émergé comme des foyers principaux de ce crime.

La recrudescence récente de la piraterie dans le golfe de Guinée et le golfe d’Aden a engendré des impacts négatifs profonds sur l’économie mondiale et les États africains. Les opérations pirates dans ces zones ont évolué, intégrant des armes sophistiquées, tandis que la capture d’otages (navires et équipages) en échange de rançons est devenue une pratique récurrente.

Cela a provoqué des pertes économiques annuelles massives, une hausse des coûts de fret et une augmentation des prix des importations en Afrique.

De fait, la piraterie dans le golfe de Guinée et au large des côtes somaliennes représente désormais la plus grave menace pour le commerce international, ces corridors étant vitaux pour les échanges et les investissements.

Au-delà des répercussions économiques globales, elle entrave les objectifs d’intégration régionale, incitant des organisations comme la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale) à réagir face aux actes dans le golfe de Guinée. Elle sape ainsi l’intégration économique des membres et l’expansion des échanges inter-régionaux .

Par ailleurs, la piraterie menace la sécurité non seulement en Afrique de l’Est et de l’Ouest, mais sur l’ensemble du continent. Dans un contexte où de nombreux États africains luttent contre des crises sécuritaires, les activités pirates risquent d’exacerber ces instabilités. Les ressources colossales issues de ces crimes pourraient financer des conflits variés.

Des groupes terroristes comme Boko Haram au Nigeria ou Al-Shebab en Somalie pourraient s’en emparer pour amplifier leurs opérations. C’est ce péril que cet article met en lumière, en se focalisant sur la situation somalienne.

Retour sur la genèse

Après près d’une décennie de déclin relatif, la piraterie somalienne réémerge comme une menace majeure pour la sécurité maritime en mer Rouge et dans l’ensemble de la région de l’océan Indien. Ce qui était perçu comme une crise maîtrisée, plus de 200 attaques contre des navires et des milliers de marins retenus en otages pour rançon entre 2008 et 2012, semble avoir été contenue grâce aux coalitions navales internationales et aux renforcements des mesures de protection des navires.

Plus précisément, début novembre 2025, une vague d’incidents graves, incluant l’assaut sur le pétrolier chimique Stolt Sagaland et l’attaque au missile contre le Hellas Aphrodite, marque les événements les plus sévères de piraterie dans l’ouest de l’océan Indien depuis la recrudescence observée à mi-2024. Ces assauts soulignent que la piraterie persiste à menacer gravement le commerce maritime mondial, la stabilité régionale et les missions humanitaires.

 Motifs et facteurs contributifs

La résurgence des activités pirates dans le golfe d’Aden et l’océan Indien résulte d’une combinaison de facteurs, certains liés à la fragilité de l’État somalien et à la récession économique, d’autres à l’adaptabilité des pirates et à leurs alliances potentielles avec des groupes terroristes.

1-Effondrement de l’État et faiblesse institutionnelle

La piraterie en Somalie demeure largement alimentée par l’absence de gouvernance efficace et de capacités d’application du droit maritime. Depuis l’effondrement de l’autorité centrale en 1991, la Somalie n’a pas développé de garde-côtes opérationnels ni de forces navales adéquates pour surveiller et sécuriser ses plus de 3 000 kilomètres de côte.

Bien que le gouvernement fédéral somalien ait avancé dans la reconstruction étatique, l’infrastructure de sécurité maritime pâtit d’un déficit chronique en fonds et ressources. La division du pays en entités fédérées concurrentes, telles que le Puntland, le Somaliland et le Jubaland, entrave l’établissement d’une gouvernance maritime cohérente. Chacune de ces autorités poursuit ses priorités locales, et certaines tolèrent, voire collaborent implicitement, avec les réseaux pirates comme sources alternatives de revenus.

Ce vide institutionnel favorise une indulgence envers les opérations pirates, permettant à des individus et à des organisations structurées d’opérer avec une faible crainte de poursuites ou de sanctions.

 2- Motivations économiques

Il est impossible de sous-estimer l’importance des facteurs économiques dans la résurgence de la piraterie. L’économie formelle de la Somalie a drastiquement régressé : le revenu par habitant figure parmi les plus bas au monde, atteignant environ 610 dollars par an, bien en deçà de la moyenne régionale. Le taux de chômage des jeunes dépasse 70% dans les grandes villes, générant un large groupe de jeunes désespérés, faciles à recruter par les réseaux de pirates.

Par ailleurs, la frustration des populations du Puntland et du centre de la Somalie face à la pêche illégale pratiquée par des navires étrangers alimente fortement le recrutement pirate. Depuis des décennies, des flottes étrangères, souvent exploitées par des groupes criminels venant de divers pays, pillent les ressources maritimes somaliennes, privant le gouvernement de revenus essentiels et ruinant la subsistance des pêcheurs locaux. Ces derniers voient d’un mauvais œil les patrouilles étrangères, perçues comme protégeant les pêcheurs illégaux au détriment des intérêts somaliens.

Ce contexte a donné naissance à un discours où les pirates se présentent comme les défenseurs des eaux territoriales et les protecteurs des communautés de pêcheurs, un message largement accepté par les populations côtières pauvres.

Les autorités du Puntland ont récemment saisi plusieurs navires accusés de pêche illégale, témoignant de leur prise de conscience du problème. Les réseaux de pirates exploitent cette colère sociale pour bénéficier d’infrastructures d’accueil, d’un soutien logistique et de renseignements fournis par des communautés complices, renforçant ainsi leur efficacité et leur résilience.

Contrairement à la période 2008-2012, où les rançons perçues étaient colossales, la piraterie actuelle évolue dans un contexte économique dégradé. Pourtant, elle demeure l’une des rares voies permettant un enrichissement rapide : une prise réussie peut rapporter entre 10 000 et 50 000 dollars par pirate, largement supérieur aux opportunités d’emploi légales.

L’absence d’alternatives économiques combinée au ressentiment provoqué par la pêche illégale étrangère, ainsi que la rentabilité de la piraterie maritime, incitent fortement les jeunes à s’engager dans ces activités illégales.

3-Alliance insolite : Pirates et mouvements radicaux

Les connexions croissantes entre Al-Shebab et les Houthis introduisent une dimension alarmante dans l’insécurité maritime. D’après des rapports de l’ONU, Al-Shabaab aurait sollicité des armes et une formation avancée auprès des Houthis, en contrepartie d’une intensification des actes de piraterie dans le golfe d’Aden et au large des côtes somaliennes.

Cette entente permettrait à Al-Shabaab de perturber la navigation mondiale, de consolider l’emprise des Houthis sur les points stratégiques de la mer Rouge et du golfe d’Aden, et de générer des rançons pour financer leurs opérations armées. Il reste incertain si les récents incidents de piraterie résultent directement de cette collaboration ou d’initiatives autonomes de cellules pirates ; néanmoins, une telle coordination marque une escalade significative des risques pour la sécurité maritime.

À l’inverse des vagues de piraterie passées, motivées principalement par le banditisme financier, la forme actuelle intègre de plus en plus des groupes radicaux violents, qui instrumentalisent la criminalité maritime à des fins idéologiques et lucratives. Les revers terrestres subis par Al-Shebab lors des campagnes militaires intenses de 2022 à 2024 l’ont poussé à diversifier ses activités vers la piraterie.

Les services de renseignement rapportent qu’Al-Shebab impose des « taxes » sur les opérations pirates, transformant ainsi cette criminalité en un outil hybride de financement pour les groupes terroristes armés. Ce nexus entre piraterie et extrémisme complique les stratégies de contre-mesures sécuritaires : les approches classiques contre la piraterie se révèlent inadéquates face à des entités dotées de formation militaire, d’idéologie militante et de soutiens transnationaux.

4-Adaptabilité des pirates

Les incidents récents démontrent que les groupes pirates somaliens ont recouvré leur organisation et leur évolution tactique. Les attaques de novembre 2025 illustrent leur capacité à ajuster leur modèle opérationnel suite aux échecs de 2024.

Les pirates ont efficacement réintroduit l’usage de navires de pêche capturés comme « mères-bases », permettant des opérations à plus de 300 milles nautiques des côtes somaliennes. Cette extension de rayon d’action souligne un renforcement logistique, leur conférant la résilience nécessaire pour mener des missions prolongées malgré les interceptions navales internationales.

En décembre 2023, ils ont détourné le MV Ruen, qu’ils ont transformé en plateforme pour des raids étendus. Bien que l’opération navale indienne de mars 2024 ait libéré le navire et arrêté 35 pirates – prouvant l’utilité des interventions rapides –, cet épisode a révélé leur aptitude à exploiter de grands bâtiments pour des assauts à distance.

La capture ultérieure du cargo bangladais MV Abdullah en mars 2024, suivie d’une rançon de 5 millions de dollars après un mois de négociations, confirme la persistance de la rentabilité malgré une présence maritime renforcée.

Le modèle opérationnel somalien reste inchangé : utilisation de navires mères, de petites embarcations armées de fusils légers et de missiles pour aborder les navires marchands et retenir les équipages en otages en vue de rançons.

Impacts et répercussions

La résurgence de la piraterie somalienne génère des conséquences multiples, interconnectées autour de quatre axes principaux.

Premièrement : Impacts sur le commerce maritime et les perturbations économiques

Les primes d’assurance pour le transport en mer Rouge ont bondi de 300 à 400%, entraînant une hausse des coûts logistiques et des prix à la consommation mondiaux. Les armateurs contournent désormais le golfe d’Aden via le cap de Bonne-Espérance, ajoutant jusqu’à 6 000 kilomètres aux itinéraires selon les ports d’origine et de destination. Cela accroît la consommation de carburant, les émissions de CO2 et les frais opérationnels.

Pour les pays en développement, notamment en Afrique de l’Est et les économies insulaires, ces surcoûts freinent la croissance et le développement. De plus, la réallocation des ressources navales réduit la lutte antipiraterie, créant un vide sécuritaire alors que les pirates somaliens se réactivent. Les ONG acheminant l’aide alimentaire et médicale font face à des contraintes financières similaires et à une vulnérabilité accrue, affaiblissant les réponses humanitaires dans les zones de crise.

Deuxièmement : Sécurité des marins et enjeux humanitaires

La piraterie expose les marins à des risques immédiats de violence physique, de blessures et de traumatismes psychologiques. L’Organisation maritime internationale (OMI) note une escalade de la brutalité des pirates modernes, incluant tirs d’armes létales et mauvais traitements des otages.

L’équipage du Hellas Aphrodite, contraint de se retrancher dans la timonerie lors d’une attaque à l’RPG et aux armes légères, exemplifie cette violence et ses séquelles psychologiques. Entre 2023 et 2024, de multiples incidents ont impliqué des prises d’otages prolongées dans des conditions inhumaines, transformant la piraterie en crise humanitaire. Cela affecte principalement des travailleurs de pays en développement (Philippines, Ukraine, Inde), qui représentent 80% des équipages mondiaux, menaçant non seulement le commerce mais aussi la vie de milliers d’individus.

Troisièmement : Déstabilisation régionale et érosion des capacités étatiques

Les revenus de la piraterie financent non seulement des réseaux criminels isolés, mais aussi des groupes terroristes, fragilisant les gouvernances précaires. Les rançons, comme les 5 millions de dollars versés pour le MV Abdullah en 2024, alimentent des flux financiers illicites qui propagent corruption, trafic d’armes et soutien aux milices. Cette convergence entre criminalité et extrémisme sape les efforts de consolidation nationale, détournant des ressources limitées du développement vers la sécurité, et perpétuant instabilité et vulnérabilité.

Quatrièmement : Extension géographique et criminalité transnationale

L’atteinte des pirates à plus de 300 milles nautiques des côtes marque un élargissement qualitatif de la menace, impactant non seulement le commerce régional mais aussi les routes internationales et les infrastructures énergétiques. La collision d’un pétrolier de GNL sous pavillon des îles Marshall avec des navires suspects en novembre 2025 souligne la vulnérabilité de ces actifs critiques, révélant des risques sécuritaires profonds au-delà des pertes commerciales directes, et affectant la sécurité énergétique mondiale ainsi que la géopolitique élargie.

Réponses et approches

Les stratégies visant à lutter contre la piraterie et à assurer la sécurité de la mer Rouge exigent des approches multidimensionnelles qui combinent une présence maritime renforcée et une coordination internationale, et un rééquilibrage géographique des forces navales pour assurer une présence robuste et appropriée pour lutter contre la piraterie dans l’océan Indien occidental.

Et tout en faisant face aux menaces des Houthis en mer Rouge, inspirées par le succès de la marine indienne en mars 2024, lorsque le MV Rouen a récupéré et capturé 35 pirates, démontrant l’efficacité d’une intervention maritime rapide et coordonnée.

Parallèlement, pour réduire durablement la piraterie, il faut s’attaquer aux causes profondes, en particulier la pêche illégale à l’étranger, qui alimente les griefs locaux et renforce les réseaux de recrutement de pirates, en faisant appliquer la législation internationale pour protéger les ressources marines et en renforçant les capacités des patrouilles maritimes somaliennes, ainsi qu’en investissant dans le développement économique de la Somalie, en particulier dans les communautés côtières, afin d’offrir d’autres sources de revenus légitimes que la piraterie.

Pour réduire l’attrait du recrutement, il est essentiel de sensibiliser les communautés aux risques et aux sanctions encourus par les pirates et aux discours antinarratifs qui présentent les pirates comme les défenseurs de la souveraineté somalienne.

En outre, pour faire face aux nouvelles relations entre Al-Shabaab et les Houthis, il faut mettre en place des stratégies intégrées de lutte contre le terrorisme et la piraterie, y compris des opérations de renseignement et le gel des comptes liés au financement des extrémistes.

Dans le contexte du renforcement de la sécurité des navires, le succès de la défense de l’équipage de l’Hellas Aphrodite par le recours au refuge du château souligne l’importance d’appliquer les meilleures pratiques de gestion modernes, notamment la construction de châteaux renforcés avec des communications bidirectionnelles indépendantes, des systèmes de radar et de surveillance sophistiqués et une formation périodique de l’équipage aux protocoles de sécurité.

La coopération internationale dans la poursuite des pirates capturés nécessite également la création de tribunaux maritimes spécialisés et de mécanismes régionaux de poursuite, en s’inspirant de la capacité des systèmes judiciaires de mener des poursuites à grande échelle, comme dans l’affaire des 35 pirates du navire Rouyn.

Enfin, la réglementation et l’application des rançons exigent une coordination internationale pour restreindre les paiements par le biais de sanctions financières contre les rançongiciels et d’autres mécanismes de règlement des crises, qui ont un impact direct sur le financement des opérations ultérieures et renforcent la viabilité des réseaux criminels.

Enfin, le retour des pirates somaliens reflète une combinaison de facteurs tels que la faiblesse de l’État, la récession économique, le braconnage étranger illégal qui alimente les griefs locaux, l’émergence de liens organisationnels entre les terroristes et les pirates (en particulier les liens entre Al-Shebab et les Houthis), l’ajustement tactique et la vulnérabilité géographique résultant de la surcharge des forces navales qui donnent la priorité à la sécurité de la mer Rouge.

Pour faire face à cette menace multiforme, il faut des réponses multidimensionnelles qui combinent la dissuasion maritime avec une meilleure couverture géographique et une capacité d’intervention rapide, et qui s’attaquent aux racines et aux dimensions de développement du problème dans l’État somalien afin de lutter contre la pêche illégale, le désespoir économique, la capacité de l’État et les opérations antiterroristes qui perturbent les liens organisationnels entre les militants et les pirates.

S’il ne suffit pas d’une stratégie unique, des approches intégrées qui s’attaquent à la fois aux menaces immédiates à la sécurité et aux facteurs sous-jacents offrent la voie la plus crédible vers une sécurité durable dans l’océan Indien occidental et la protection du milieu marin mondial.

Les stratégies de lutte contre la piraterie en mer Rouge nécessitent une approche globale combinant un renforcement effectif de la présence navale, une coordination internationale accrue, et un rééquilibrage géographique des forces pour assurer une couverture adaptée à la menace dans l’océan Indien occidental. Tout en contrant les menaces houthis, comme l’ont démontré avec succès les interventions de la marine indienne lors de la récupération du MV Rouen en mars 2024, il est essentiel de s’attaquer aux causes profondes du phénomène.

Cela inclut la lutte contre la pêche illégale étrangère, principal facteur d’aggravation des tensions locales et de recrudescence des réseaux pirates. Pour cela, il convient de renforcer l’application du droit maritime, d’améliorer les capacités des patrouilles somaliennes, et d’investir dans le développement économique des communautés côtières afin de proposer des alternatives légitimes à la piraterie.

Par ailleurs, il est crucial de sensibiliser les populations aux risques et sanctions liés à la piraterie, en démystifiant l’image erronée des pirates comme défenseurs des eaux somaliennes. Face à l’alliance grandissante entre Al-Shebab et les Houthis, les actions doivent intégrer la lutte anti-terroriste et la piraterie, en mobilisant le renseignement et en gelant les ressources financières des groupes extrémistes.

Dans le domaine de la sécurité des équipages, l’exemple du Hellas Aphrodite illustre l’importance des meilleures pratiques modernes, telles que la construction de refuges renforcés avec communication indépendante et l’entraînement régulier des équipages aux protocoles d’urgence.

Enfin, la coopération internationale doit s’étendre à la création de tribunaux maritimes spécialisés et de mécanismes régionaux de poursuite, s’inspirant des succès judiciaires comme celui de l’affaire des 35 pirates du MV Rouen. L’encadrement strict des rançons par des mécanismes de sanctions financières est également indispensable pour couper les sources de financement des réseaux criminels.

La résurgence des pirates somaliens est le reflet d’une convergence complexe de la faiblesse étatique, de la détresse économique, des griefs locaux exacerbés par la pêche illégale, des liens organisationnels entre terroristes et pirates (notamment Al-Shebab et Houthis), et de la flexibilité tactique des pirates. Une stratégie efficace doit combiner la dissuasion maritime et la réponse rapide avec la lutte contre les racines du problème.

La source: Qiraat African
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