Le Niger accuse le Tchad d’une attaque meurtrière par drone ayant coûté la vie à deux civils
Alors que leurs relations continuent de se dégrader, le gouvernement militaire nigérien a accusé, lundi, le Tchad d’avoir mené une attaque meurtrière par drone, qui a causé la mort de deux civils et fait plusieurs blessés.
Dans une déclaration lue à la télévision nationale, les autorités nigériennes ont indiqué avoir convoqué l’ambassadeur du Tchad à la suite de cet incident.
Niamey a également exigé la cessation immédiate de toute « action hostile » ainsi qu’une indemnisation pour les dommages causés.
Selon le gouvernement, l’attaque a visé le col de Salvador, tôt samedi, dans la zone montagneuse d’Emi Lulu, située dans le nord du Niger.
Ce col se trouve dans une région minière isolée, près des frontières avec l’Algérie et la Libye ; il constitue un axe privilégié pour la contrebande et les activités de groupes armés.
Le Niger a qualifié cette frappe d’« acte d’agression » et de « violation » de sa souveraineté, accusant le Tchad de soutenir des mercenaires et de prendre pour cible des civils ainsi que des infrastructures stratégiques.
Niamey, qui a rompu ses liens avec la France — son ancienne puissance coloniale —, a par ailleurs affirmé que l’attaque avait été menée « avec le soutien » de Paris.
Le gouvernement nigérien a annoncé qu’il saisirait le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Le Niger a réclamé l’ouverture d’une enquête internationale indépendante et a appelé ses partenaires à faire preuve de solidarité.
En septembre, Niamey avait déjà accusé le Tchad d’être impliqué dans une tentative de mutinerie déjouée, affirmant que la France soutenait des manœuvres visant à déstabiliser le gouvernement militaire.




