Le Niger a condamné mardi l’expulsion de France de deux de ses agents de sécurité, qualifiant cette mesure d’« acte d’ingratitude grave et inacceptable ».
Le différend diplomatique a éclaté le mois dernier lorsque Paris a déclaré les deux hommes *personae non gratae*. Selon les médias français, leur expulsion faisait suite à des soupçons selon lesquels ils surveillaient des figures de l’opposition nigérienne en France.
Le ministre nigérien de la Justice a indiqué que l’un des agents avait été blessé lors d’une opération militaire conjointe avec la France en 2014 et qu’il suivait un traitement médical au moment de son expulsion. Cet officier méritait « reconnaissance et protection », a déclaré le ministre. « C’est ainsi que la France remercie ceux qui ont servi à ses côtés », a-t-il ajouté.
Les relations entre Paris et Niamey se sont dégradées depuis que le général Abdourahamane Tiani a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 2023, renversant le président élu. Le Niger a accusé la France d’être à l’origine d’une tentative de mutinerie militaire en mai.




