La République démocratique du Congo renforce le contrôle de l’État sur les données géologiques qui sous-tendent des milliards de dollars d’activités d’exploration minière, alors que le pays cherche à accroître son influence sur la mise en valeur de ses immenses ressources minérales.
Dans le cadre d’un contrat de 180 millions de dollars conclu avec la société espagnole Xcalibur, le Congo cartographie son territoire et numérise des archives géologiques historiques afin de constituer une base de données nationale sur les ressources minérales critiques.
Le gouvernement prévoit de restreindre l’accès à ces données via un système payant à plusieurs niveaux, arguant que les informations géologiques constituent une infrastructure nationale stratégique.
Cette initiative pourrait conférer à Kinshasa un plus grand pouvoir de négociation face aux compagnies minières et favoriser les investissements en réduisant les risques liés à l’exploration minière.
Le Congo est un producteur majeur de cobalt et de cuivre et possède également des gisements de lithium et de tantale. Cette politique intervient alors que la concurrence s’intensifie entre les États-Unis et la Chine pour l’accès aux minéraux critiques.
Le défi pour le gouvernement sera de concilier ce contrôle étatique accru avec la transparence et l’accès pour les investisseurs, tout en veillant à ce que les richesses minérales du pays génèrent des retombées économiques plus larges.




