La Guinée a organisé vendredi une cérémonie funéraire collective, suivie par des milliers de personnes, pour les 36 victimes de l’effondrement d’une décharge dans la banlieue de la capitale, survenu le mois dernier à la suite de fortes pluies.
Bon nombre des victimes dormaient lorsqu’une partie de l’immense décharge, située à proximité d’habitations dans le quartier de Dar-es-Salam, a cédé dans la nuit du 22 au 23 août.
Lors de la cérémonie de vendredi, les autorités ont communiqué un bilan actualisé de 36 morts, précisant que 17 ressortissants sierra-léonais figuraient parmi les victimes.
Les trente-six corps ont été transportés vers une mosquée de Bambeto, dans la banlieue de Conakry, pour la prière funéraire musulmane.
Beaucoup de personnes présentes peinaient à comprendre cette tragédie. « Nous sommes totalement désemparés. Nous sommes profondément bouleversés par ce drame. Nous ne savons pas quoi faire », a déclaré Aboubacar Camara, rescapé de l’effondrement.
Au sein de la foule, plusieurs femmes, submergées par la douleur, sont entrées dans un état de transe, a constaté un journaliste de l’AFP.
« La Guinée est en deuil et nous partageons la souffrance des proches des victimes », a déclaré la gouverneure de Conakry, Mahawa Cissé, lors de la cérémonie.
Par la suite, les corps ont été conduits au cimetière de Bambeto pour y être inhumés, en présence de familles, de chefs religieux et de représentants du gouvernement.
Une vingtaine de personnes sont toujours hospitalisées et plus de 1 600 personnes ont reçu une aide, selon l’agence nationale de gestion des urgences.
Depuis l’effondrement, les autorités procèdent à la démolition de maisons situées dans la zone jugée à risque près de la décharge, invoquant la nécessité de protéger la population contre une nouvelle tragédie.
Les habitants ont critiqué les conditions difficiles dans lesquelles cette opération a été menée et réclament une aide au relogement.




