Face aux manifestations anti-immigration qui ont poussé de nombreux migrants à quitter l’Afrique du Sud, le gouvernement sud-africain insiste sur la nécessité de discussions à l’échelle du continent.
Le ministre sud-africain des Relations internationales a affirmé que des discussions entre toutes les nations africaines permettraient d’aborder les causes profondes de la crise migratoire sur le continent.
Ronald Lamola a déclaré : « Ce n’est pas un phénomène propre à l’Afrique du Sud. Nous nous opposons à ce qu’on l’isole et qu’on en fasse un phénomène sud-africain, notamment par l’intervention du Ghana. En réalité, comme nous sommes l’un des pays d’accueil les plus importants du continent, nous sommes souvent au centre des discussions. »
Le pays a essuyé des critiques suite aux manifestations et aux violences signalées contre les migrants. M. Lamola a insisté sur le fait que les autorités prennent la situation très au sérieux.
« Nous coopérons également avec la Commission des droits de l’homme des peuples africains sur cette question. Ses membres se rendront prochainement en Afrique du Sud et nous collaborerons avec eux concernant ce dossier, qui relève de la compétence de l’Union africaine », a-t-il déclaré.
Cette déclaration intervient après le rejet, la semaine dernière, par l’Union africaine, d’une proposition du Ghana visant à inscrire la question migratoire en Afrique du Sud à l’ordre du jour de la prochaine réunion, prévue en octobre.




