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Ouganda : La justice ouvre la voie au procès pour trahison de Besigye

juillet 13, 2026
dans Politique Africaine
Ouganda : La justice ouvre la voie au procès pour trahison de Besigye

Ouganda : La justice ouvre la voie au procès pour trahison de Besigye

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La Haute Cour a rejeté la requête du Dr Kizza Besigye et de Hajji Obeid Lutale visant à mettre fin aux poursuites pour trahison, ouvrant ainsi la voie à leur procès pour le 13 juillet 2026. La Cour a jugé la requête irrecevable et destinée à retarder la procédure.

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La Chambre criminelle de la Haute Cour a rejeté la requête du Dr Kizza Besigye et de Hajji Obeid Lutale visant à suspendre les poursuites pour trahison engagées contre eux, ouvrant ainsi la voie à leur procès tant attendu pour le 13 juillet 2026.

Dans une décision rendue par voie électronique via le Système électronique de gestion des dossiers judiciaires (ECCMIS), le juge Emmanuel Baguma a qualifié la requête d’irrecevable et d’abus de procédure visant à retarder l’audience principale.

Cette décision signifie que Besigye, Lutale et le capitaine Denis Oola de l’UPDF seront désormais jugés pour trahison.

Rejet des allégations de violation des droits

Besigye et Lutale avaient demandé à la cour d’annuler les charges retenues contre eux, arguant que leur droit constitutionnel à un procès équitable avait été irrémédiablement bafoué.

Ils ont également sollicité leur libération sans condition et ont prié le gouvernement de faciliter leur prise en charge médicale et leur réadaptation au Centre africain pour le traitement et la réadaptation des victimes de torture (ACTV) ou dans un autre établissement médical approprié.

Dans des déclarations sous serment, les deux accusés ont affirmé avoir été enlevés illégalement à Nairobi par des agents de sécurité ougandais, renvoyés en Ouganda sans procédure régulière, détenus au secret à la caserne militaire de Makindye, privés d’accès à un avocat et à du personnel médical, et détenus au-delà du délai constitutionnel de 48 heures avant leur comparution devant le tribunal.

Besigye a par ailleurs accusé le chef d’état-major des armées, le général Muhoozi Kainerugaba, d’avoir tenu des propos publics portant atteinte à son droit à un procès équitable.

L’État réfute les allégations

Les défendeurs, notamment le général Muhoozi Kainerugaba, le colonel Peter Ahimbisibwe, le lieutenant-colonel Ephraim Byaruhanga et le procureur général, ont nié toutes les allégations.

Par l’intermédiaire du bureau du procureur général, le gouvernement a maintenu que les services de sécurité ougandais n’avaient ni enlevé ni arrêté Besigye et Lutale à Nairobi. Il a également nié que les officiers militaires nommés aient participé à une quelconque opération ayant conduit à leur arrestation.

L’État a fait valoir que les accusés avaient été informés des raisons de leur arrestation, qu’ils avaient eu accès à une représentation légale et à des soins médicaux, et que les accusations de trahison étaient fondées sur les preuves disponibles et sur la loi.

Le juge estime qu’il n’existe aucune preuve crédible

Le juge Baguma a statué que les requérants n’avaient pas fourni de preuves crédibles démontrant les violations alléguées de leurs droits constitutionnels.

« Les déclarations sous serment produites par les requérants manquent de crédibilité. Les preuves étaient trop superficielles pour convaincre ce tribunal de la violation alléguée des droits et libertés fondamentaux des requérants », a statué le juge.

Il a constaté que l’accusé n’avait soulevé aucune plainte concernant les violations alléguées lors des étapes précédentes de la procédure, notamment lors de sa première comparution, de l’audience de renvoi, de l’enregistrement de sa déclaration de culpabilité ou dans ses requêtes antérieures.

Selon le juge, la requête n’a été déposée qu’après que le tribunal a ordonné au ministère public de présenter des témoins, ce qui laisse supposer une volonté de retarder le procès.

Recours juridiques alternatifs disponibles
Le juge Baguma s’est également appuyé sur un arrêt de la Cour constitutionnelle de juin 2026, selon lequel les violations présumées des droits de l’homme ne doivent pas entraîner l’arrêt automatique des poursuites pénales.

Il a souligné que les personnes lésées disposent de recours juridiques alternatifs, notamment des requêtes constitutionnelles, des demandes d’habeas corpus et des recours en contrôle judiciaire, plutôt que de chercher à bloquer les procès pénaux.

Le juge a par ailleurs insisté sur le fait que les tribunaux doivent concilier les droits des accusés avec les intérêts des victimes et du public afin de garantir la responsabilité dans le cadre d’une procédure régulière.

Début du procès
Le tribunal a ordonné que l’affaire pénale n° 335 de 2025 soit examinée le 13 juillet 2026, sans plus tarder.

Le juge Baguma a ordonné au greffier adjoint de délivrer des mandats de comparution à l’encontre de Besigye et Lutale et a enjoint aux autorités pénitentiaires de Luzira de continuer à accorder à l’équipe de la défense un accès raisonnable aux accusés, notamment l’utilisation des installations et appareils électroniques autorisés pour la préparation du procès.

Il a également ordonné que les deux accusés reçoivent une copie papier du jugement.

Poursuites judiciaires

Besigye, Lutale et le capitaine Denis Oola sont accusés conjointement de trahison pour avoir prétendument comploté en vue de renverser le gouvernement.

Selon l’accusation, le trio a tenu des réunions à Genève, Athènes, Nairobi et Kampala afin de solliciter des fonds, d’acquérir des armes et d’organiser des opérations paramilitaires.

L’État allègue en outre que Besigye a cherché à se procurer du matériel militaire, du poison et de la fausse monnaie, et qu’il a planifié des attaques contre le gouvernement.

Les procureurs affirment qu’ils s’appuieront sur des enregistrements audio et vidéo, des communications sur les réseaux sociaux, des dossiers d’immigration et des données téléphoniques comme preuves lors du procès.

La source: Africa News
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