Le Nigeria a déclaré dimanche que deux de ses ressortissants avaient été tués en Afrique du Sud le mois dernier, dans un contexte de violences xénophobes visant des personnes originaires d’autres pays du continent.
Dans un communiqué, le pays précise que les décès sont survenus le 28 juin, à l’approche de la date butoir non officielle fixée à la fin du mois par des groupes anti-immigration clandestine, enjoignant les étrangers à quitter le pays.
Abuja indique que l’une des victimes aurait été tuée par des policiers à Pretoria et l’autre par des agresseurs non identifiés dans la province de Mpumalanga.
La police sud-africaine n’a pas encore réagi.
Les manifestants anti-immigration clandestine accusent les étrangers d’être responsables du chômage élevé, de la criminalité et de la surcharge des services publics.
Les violences survenues lors des récentes manifestations et les attaques contre des Africains ont incité des pays comme le Nigeria, le Ghana et le Zimbabwe à rapatrier des milliers de leurs citoyens.
Dans un communiqué publié dimanche sur la chaîne X, le ministère nigérian des Affaires étrangères a condamné le meurtre de ces hommes et a averti qu’il prendrait des mesures, non précisées, si de telles attaques persistaient.
Il a exhorté l’Afrique du Sud à enquêter rapidement sur ces décès et sur les autres affaires en cours concernant des allégations d’exécutions extrajudiciaires de Nigérians.




