Les forces de sécurité sud-africaines ont arrêté plus de 200 personnes, pour la plupart des ressortissants étrangers sans papiers, lors d’un important coup de filet visant l’exploitation minière illégale. L’opération a eu lieu mardi dans un puits de mine d’or à l’ouest de Johannesburg.
Le raid a été mené conjointement par la police, l’armée et des sociétés de sécurité privées. Il s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de répression annoncée en février par le président Cyril Ramaphosa, qui avait alors déployé l’armée pour épauler la police dans la lutte contre l’exploitation minière illégale et la violence des gangs dans les zones à forte criminalité.
Au total, 217 personnes ont été arrêtées. La police indique que plus de 100 d’entre elles étaient des migrants sans papiers originaires du Lesotho. Des ressortissants du Mozambique, du Zimbabwe et d’Afrique du Sud figurent également parmi les personnes interpellées. Les forces de l’ordre ont saisi des armes et des munitions au cours de l’opération.
Lors du lancement de cette initiative, baptisée Opération Prospérité, le président Ramaphosa avait qualifié le crime organisé de « menace la plus immédiate » pour l’Afrique du Sud. Ce plan prévoit le déploiement de 2 200 soldats aux côtés de la police dans les zones à forte criminalité. L’exploitation minière illégale est un problème répandu en Afrique du Sud. Des milliers de mineurs sans papiers fouillent les puits de mine abandonnés à la recherche d’or et d’autres minéraux, travaillant souvent dans des conditions dangereuses et épuisantes.
Nombre de ces mineurs viennent des pays voisins, poussés par la pauvreté et le manque d’emplois dans leur pays d’origine. Les autorités affirment que l’industrie minière illégale est liée à des réseaux criminels organisés, notamment à l’extorsion, aux assassinats et à d’autres activités criminelles.
Les arrestations de mardi interviennent alors que l’Afrique du Sud durcit sa politique à l’égard des migrants sans papiers. Ces dernières semaines, des milliers d’étrangers ont quitté le pays, un mouvement en partie dû aux pressions exercées par des groupes locaux qui accusent les migrants d’occuper des emplois destinés aux Sud-Africains.




