Un important dispositif policier a été déployé mardi dans les capitales du Kenya et de la Tanzanie afin de réprimer les manifestations antigouvernementales prévues, le 7 juillet étant une date symbolique pour ces deux pays voisins d’Afrique de l’Est.
Au Kenya, cette journée commémore la lutte des années 1990 pour la démocratie multipartite. En Tanzanie, elle marque la fondation, il y a 72 ans, du parti qui allait devenir le parti au pouvoir. Les manifestations tanzaniennes visaient à réclamer des réformes démocratiques suite aux élections contestées d’octobre et à exiger la libération du chef de l’opposition, Tundu Lissu, emprisonné pour trahison.
À Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie, des policiers et des militaires ont été déployés et aucun manifestant n’a été aperçu. La foire commerciale annuelle s’est poursuivie sous haute protection.
Lundi, le ministre tanzanien de l’Intérieur, Patrobas Katambi, a déclaré que la Tanzanie n’était pas un pays où l’on pouvait dicter les dates des manifestations. Il a ajouté que le pays était prêt à se défendre contre toute menace à l’ordre public.
Selon les analystes, le gouvernement est resté en état d’alerte maximale depuis les élections d’octobre et les manifestations et la répression qui ont suivi, faisant des centaines de morts.
« Alors que les citoyens sont tenus responsables de leurs actes, les dirigeants devraient aussi se demander s’ils agissent correctement », a déclaré Peter Tarimo, un habitant de Dar es Salaam. « Ils devraient réfléchir aux raisons de ces événements. Est-ce la faute du peuple ou celle des dirigeants ? »




