La police kényane fait face à des poursuites judiciaires après avoir bloqué le centre de Nairobi lors des manifestations marquant le deuxième anniversaire du soulèvement de la Génération Z.
L’organisation de défense des droits humains Katiba Institute a déposé une plainte pour outrage au tribunal contre l’inspecteur général de la police, Douglas Kanja, accusant les autorités d’avoir ignoré une décision de justice en installant des barrages routiers non annoncés dans la capitale avant la marche commémorative de jeudi.
Ces manifestations rendaient hommage aux victimes des manifestations antigouvernementales de 2024, déclenchées par la hausse du coût de la vie et la corruption, qui avaient culminé avec la prise d’assaut du Parlement par les manifestants.
Le gouvernement affirme que les barrages routiers étaient nécessaires après que des services de renseignement ont indiqué que des groupes criminels prévoyaient d’infiltrer les manifestations, de piller des commerces et d’attaquer des civils.
Mais les militants des droits humains soutiennent que le blocage a violé la liberté de circulation, bloqué les ambulances et les services d’urgence et réprimé illégalement des actes de commémoration pacifiques.
Cette action en justice intervient alors que la conduite de la police fait l’objet d’une surveillance accrue. Selon l’organisme de surveillance de la police kényane, au moins 127 personnes ont été tuées lors des manifestations de 2024 et 2025. Les forces de sécurité sont accusées d’avoir fait un usage excessif de la force et d’avoir agi en toute impunité.
Ce procès permettra de déterminer si la police kényane peut être tenue responsable d’avoir enfreint les injonctions de la justice lors du maintien de l’ordre pendant les manifestations.




