La mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) renforce la sécurité de sa base d’Am Dafock, dans le nord-est du pays, suite à une attaque survenue le mois dernier.
Des combattants des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises et des anciens rebelles de la Séléka centrafricaine ont attaqué la base située près de la frontière soudanaise le 30 juin.
L’attaque a fait des morts parmi les militaires, les forces de sécurité et les civils, et a blessé trois Casques bleus zambiens.
Selon les autorités, plus de 16 000 personnes déplacées étaient rassemblées près de la base onusienne d’Am Dafock, tandis que plus de 2 000 autres avaient trouvé refuge à Birao, capitale de la région Vakaga, à une soixantaine de kilomètres de là.
« La situation s’est stabilisée pour le moment, mais nous devons bien sûr rester vigilants », a déclaré le porte-parole de la MINUSCA, Joël Ndoli Pierre, lors d’un point de presse mardi.
« La MINUSCA met en place plusieurs mesures pour renforcer la sécurité de sa base temporaire à Am Dafock », a-t-il ajouté.
Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, avait précédemment déclaré que les attaques contre les Casques bleus « pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international ».
Am Dafock est un point stratégique à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan.
La ville est régulièrement la cible d’incursions de groupes armés opérant de part et d’autre de la frontière, dans un contexte marqué par la guerre au Soudan depuis avril 2023 et la présence des RSF dans les régions frontalières.
En 2024, un rapport de l’ONU indiquait que les RSF utilisaient Am Dafock comme « plateforme logistique essentielle », notamment pour le recrutement.




