Les autorités ghanéennes ont annoncé vendredi que le gouvernement avait achevé son programme de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI), clôturant ainsi un plan d’aide d’urgence de 3 milliards de dollars.
Accra a déclaré que ce programme avait contribué à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette plus tôt que prévu.
La présidence ghanéenne a indiqué que l’inflation avait considérablement diminué, que la monnaie s’était renforcée et que la dette publique avait fortement baissé.
En décembre, le président John Dramani Mahama avait annoncé que le pays sortirait progressivement du programme du FMI grâce aux réformes entreprises depuis 2024, date à laquelle il entamerait son second mandat, non consécutif.
À l’époque, il avait décrit l’économie comme étant dans un état fragile, caractérisé par une forte inflation, un chômage des jeunes important et une perte de confiance des investisseurs.
Le FMI affirme que le programme du Ghana a permis des « gains substantiels en matière de stabilisation », notamment une amélioration des réserves, une meilleure performance budgétaire et des progrès dans la restructuration de la dette publique.
Il a toutefois averti que le maintien de la « dynamique des réformes » était essentiel pour soutenir la croissance.
Le Ghana va désormais passer à un instrument de coordination des politiques du FMI qui soutient les réformes et témoigne de la crédibilité des politiques auprès des investisseurs sans fournir de financement direct.




