L’appel au respect mutuel a été réitéré tout au long du sommet Africa Forward qui s’est tenu mardi à Nairobi, co-organisé par le Kenya et la France.
Le président kényan, William Ruto, a insisté sur le fait que l’Afrique n’était plus dépendante de l’Europe et que le respect mutuel entre les nations coopérantes constituait désormais la voie à suivre.
« Nous réaffirmons avec clarté et conviction l’urgence de réformer la gouvernance mondiale de la paix et de la sécurité, en particulier le Conseil de sécurité des Nations Unies. Il est à la fois indispensable et inadmissible qu’un continent de près de 1,5 milliard d’habitants, représenté par 54 États souverains et constituant l’un des plus importants blocs au sein des Nations Unies, continue d’être exclu d’une représentation permanente au Conseil de sécurité », a déclaré M. Ruto.
Alors que son influence sur le continent est en déclin, Paris cherche à renouer avec l’Afrique, après des années de relations tendues avec ses anciennes colonies.
Lors du sommet, le président français a exposé sa vision du futur partenariat, déclarant : « Au cœur du partenariat que nous envisageons pour ce sommet “Africa Forward” – le partenariat auquel je crois entre l’Afrique et l’Europe – se trouve un partenariat au service de la paix, de la prospérité et de notre autonomie et indépendance stratégiques partagées. C’est une vision forte. Si nous réussissons, elle nous permettra de reconstruire en profondeur un ordre multilatéral si profondément ébranlé et affaibli – un ordre dont le déclin nous affecte tous. En définitive, ce partenariat peut devenir une source d’espoir et un avenir pour tous.»
Au cours du sommet, Emmanuel Macron a également annoncé des investissements de 23 milliards d’euros dans divers secteurs du continent, notamment l’intelligence artificielle, l’énergie et l’agriculture.




