Dans le département de Haute-Kotto, en République centrafricaine, l’ONG Espérance soutient les anciens enfants soldats en leur proposant une formation professionnelle.
Pour les enseignants, c’est l’occasion de transmettre des compétences essentielles qui prépareront les enfants au monde du travail.
Christophe Evariste Yonaba, professeur de couture, explique : « Ils arrivent, on leur offre un déjeuner normal. Après une courte pause, on reprend la formation jusqu’à 14 h précises. Ils mangent à leur faim avant de rentrer chez leurs parents. Ils sont donc très motivés. Il y a beaucoup de changements. Ils aiment vraiment apprendre un métier manuel pour gagner leur vie. »
L’ONG apporte également un soutien psychologique aux enfants. Pour certains d’entre eux, ce soutien s’est révélé vital.
Romain, un ancien enfant soldat, témoigne : « La couture est une belle opportunité pour moi. Elle me détend, elle m’apaise. Avec le peu d’argent que je gagne grâce à ce que j’ai appris ici, je peux déjà subvenir à mes besoins, comme payer mes frais de scolarité. »
Le pays est en proie à l’instabilité en raison de la présence de groupes armés.
Certains enfants disent être traumatisés, mais ils se reconstruisent peu à peu. Amadou, un autre ancien enfant soldat, raconte : « Je suis encore très stigmatisé au village. Mais mes parents m’ont toujours soutenu. Au début, ils m’emmenaient partout avec eux, même aux champs, pour que je ne sois pas seul. Grâce à Espérance (l’ONG), nous avons retrouvé le sourire. J’ai rencontré des gens qui m’ont aidé à développer mes connaissances. »
Selon l’UNICEF, quelque 2 000 jeunes Centrafricains restent sous l’emprise de ces groupes armés. Espérance a été touchée par la baisse des financements internationaux, notamment ceux de l’USAID, l’agence américaine de développement.




