Le Congo accueillera des migrants dans le cadre d’un nouvel accord conclu sous l’égide du programme de pays tiers de l’administration Trump, a annoncé son gouvernement dimanche. Le pays devient ainsi le dernier en date des nations africaines à recevoir des migrants expulsés des États-Unis.
Les migrants commenceront à arriver au Congo ce mois-ci, a indiqué le ministère congolais de la Communication dans un communiqué, sans préciser la date ni le nombre de personnes attendues.
Le ministère a qualifié cet accord de « temporaire », reflétant l’« engagement du Congo envers la dignité humaine et la solidarité internationale ». Il sera entièrement gratuit pour le gouvernement, les États-Unis prenant en charge la logistique nécessaire.
Les États-Unis ont conclu des accords similaires d’expulsion vers des pays tiers avec au moins sept autres pays africains, dont plusieurs figurent parmi les plus touchés par les politiques de l’administration Trump, qui ont restreint le commerce, l’aide et les migrations.
L’administration Trump a dépensé au moins 40 millions de dollars pour expulser environ 300 migrants vers des pays autres que le leur, selon un rapport récemment publié par les démocrates de la commission des affaires étrangères du Sénat.
Des avocats et des militants s’interrogent sur la nature des accords conclus avec des pays d’Afrique et d’ailleurs. Plusieurs nations africaines signataires de tels accords sont connues pour leurs gouvernements répressifs et leurs piètres bilans en matière de droits humains, notamment l’Eswatini, le Soudan du Sud et la Guinée équatoriale.
Un point de désaccord majeur concernant nombre de ces accords réside dans le fait qu’ils concernent des migrants bénéficiant d’ordonnances de protection délivrées par un juge de l’immigration américain, leur interdisant d’être renvoyés dans leur pays d’origine en raison de graves préoccupations sécuritaires.
Le gouvernement congolais a déclaré qu’aucun transfert automatique des personnes expulsées n’était prévu, ajoutant : « Chaque situation fera l’objet d’un examen individuel conformément aux lois de la République et aux impératifs de sécurité nationale. »




