Les producteurs de cacao d’Afrique de l’Ouest surveillent l’évolution de plusieurs maladies des plantes qui détruisent les récoltes à grande échelle et font grimper le prix mondial du cacao, la matière première utilisée pour fabriquer le chocolat, à des niveaux records.
La Côte d’Ivoire et son voisin le Ghana fournissent ensemble plus de la moitié de la demande mondiale de cacao.
Dans sa ferme, à 250 km au nord-ouest d’Abidjan, la capitale commerciale de la Côte d’Ivoire, Olivier Gnakomene s’est rendu compte trop tard que sa culture de cacao était infectée par une maladie fongique de la pourriture noire et, malgré les efforts déployés pour lutter contre sa propagation avec un fongicide, la récolte de cette année s’annonce pitoyable. .
Alors que la grande campagne de cacao, qui a débuté en octobre 2023, touche à sa fin fin mars, les producteurs de cacao du village de Dodjagnoa se disent dévastés.
La maladie fongique de la pourriture noire n’est qu’une des nombreuses maladies qui touchent les agriculteurs.
Sa propagation est favorisée par des mois de temps détrempé.
Un autre problème majeur au Ghana et en Côte d’Ivoire est le virus des pousses gonflées du cacaoyer, propagé par les insectes.
On y parvient généralement en abattant entièrement les arbres infectés.
Les conditions humides en Afrique de l’Ouest sont accusées de nuire aux rendements des cultures, ce qui fait grimper les prix du cacao.
Le monde ne peut pas obtenir assez de chocolat à l’heure actuelle.
Le marché mondial du cacao et du chocolat devrait passer d’une valeur de 48 milliards de dollars en 2022 à près de 68 milliards de dollars d’ici 2029, selon les analystes de Fortune Business Insights.
Le prix à la production est en hausse, mais avec des récoltes si faibles, les agriculteurs disent qu’ils sont en difficulté.
Les agriculteurs et les représentants des collectifs agricoles se réunissent à Abidjan pour discuter avec les dirigeants syndicaux de ce qui peut être fait pour les aider.
Des actions revendicatives pourraient s’ensuivre, disent-ils, mais tous espèrent qu’on n’en arrivera pas là.
La baisse de la production aura des répercussions à long terme sur le marché international du chocolat, selon les experts du secteur.
Avec la demande croissante de chocolat, notamment en Asie, et la baisse de l’offre mondiale, les prix devraient rester élevés.




