Avant la Coupe du monde, la FIFA savait que le gardien de but du Congo n’était pas éligible, mais elle l’a autorisé à poursuivre la compétition. C’est ce que suggèrent des articles publiés mardi par le *New York Times* et *Le Monde*.
Ces publications s’appuient sur des documents internes de la FIFA concernant le cas de Lionel Mpasi, une affaire qui a attiré l’attention sur les procédures disciplinaires de l’instance dirigeante du football. D’après ces rapports, Mpasi, âgé de 32 ans et ancien international français des moins de 17 ans, n’a jamais finalisé la procédure de changement de nationalité sportive pour représenter le Congo, pays avec lequel il a des liens familiaux.
Mpasi a disputé les quatre matchs du Congo lors de la Coupe du monde, notamment le match nul (1-1) contre le Portugal de Cristiano Ronaldo. Il a également pris part à cinq rencontres de qualification au cours de l’année écoulée, dont une victoire contre la Jamaïque en mars qui a permis au Congo de se qualifier pour sa première Coupe du monde en plus de cinquante ans.
Les articles affirment qu’il n’a jamais été éligible et que l’équipe aurait pu être sanctionnée par une défaite sur tapis vert, conformément au règlement de la FIFA. Ils ajoutent que, selon les documents de la FIFA, l’annulation des résultats du Congo lors des matchs de qualification auxquels Mpasi a participé aurait permis au Burkina Faso d’accéder aux barrages africains à sa place.




