L’Église a affirmé que les activités de production pétrolière aggravaient les dommages environnementaux en République du Congo.
Dans un rapport coécrit avec Caritas, le diocèse de Pointe-Noire a indiqué que les agriculteurs du département du Kouilou avaient signalé une chute importante des récoltes de manioc.
Selon le rapport, relayé par la radio française RFI, les arbres fruitiers de la région sont touchés par des maladies inhabituelles, de nombreux arbres se desséchant ou perdant leurs fruits avant maturité.
Les habitants pointent du doigt le torchage du gaz pratiqué par les compagnies pétrolières. Le rapport précise que les sols, l’eau et l’air de la région sont contaminés au-delà des seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé.
Le diocèse a désigné Total, ENI, la compagnie pétrolière nationale SNPC et Wing Wah comme les principaux responsables.
Le torchage du gaz a été interdit au Congo en 2007, mais les autorités ont accordé des dérogations en 2022.
En 2024, Amnesty International a estimé que les autorités congolaises ne prenaient pas suffisamment de mesures pour garantir que les entreprises industrielles respectent les droits humains et environnementaux au sein des communautés locales.
L’organisation de défense des droits a examiné les déversements de pétrole et les émissions de fumée liés aux activités de TotalEnergies EP Congo, de Wing Wah et de Metssa Congo, ainsi que leur impact dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou, situés sur la côte atlantique.




