À Kisangani, les habitants font la queue pour se faire vacciner alors que la République démocratique du Congo (RDC) s’efforce de contenir la pire épidémie d’Ebola qu’elle ait jamais connue.
L’épidémie est due à la souche Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué. Les autorités sanitaires espèrent toutefois que le vaccin Ervebo, homologué contre d’autres souches d’Ebola, offrira une certaine protection.
Jérôme Bonui Boliaka, président de l’Association des infirmiers de Kisangani, témoigne :
« Ce vaccin me permet de développer des anticorps et de constituer une réserve de protection. »
Le personnel soignant et les autres travailleurs de première ligne ont été parmi les premiers à recevoir l’injection dès le lancement de la campagne de vaccination.
« Il est de notre devoir de soigner les patients », déclare le docteur Jean-Louis Etukumalo, « c’est pourquoi je me dois de me faire vacciner contre la maladie à virus Ebola pour contribuer à sauver des vies. »
L’est de la RDC lutte contre l’épidémie d’Ebola depuis la mi-mai. Plus de 5 600 cas ont déjà été confirmés, dont plus de 2 700 décès.




