Cinquante ressortissants chinois, condamnés à Madagascar pour leur implication dans des réseaux de fraude en ligne, ont été transférés vers leur pays d’origine afin d’y purger le reste de leur peine.
Les détenus ont transité par Addis-Abeba, en Éthiopie, pour une brève escale avant de poursuivre leur voyage vers la Chine. Leur transfert et leur sécurité ont été assurés tout au long de l’opération.
Ce transfert ne signifie pas qu’ils ont été libérés ; les condamnés continueront de purger leur peine dans des prisons chinoises. Les peines varient selon le degré d’implication de chacun dans ces réseaux d’escroquerie : de deux à cinq ans pour les exécutants et de cinq à dix ans pour les responsables ou les organisateurs.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des mécanismes de coopération établis par la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (dite Convention de Palerme), à laquelle Madagascar a adhéré en 2005.
D’autres ressortissants chinois détenus à Madagascar et condamnés pour des infractions similaires devraient également être transférés prochainement. Ces mesures témoignent de la coopération continue entre Madagascar et la République populaire de Chine.
Au-delà de ces opérations, les autorités poursuivent leur collaboration avec des partenaires internationaux pour lutter contre les réseaux de fraude en ligne et contribuer à leur démantèlement.
Le 8 septembre, cinquante ressortissants chinois condamnés pour fraude en ligne ont été remis aux autorités chinoises compétentes. Ce transfert a été salué comme un résultat majeur de la coopération judiciaire entre la Chine et Madagascar, et d’autres opérations de ce type sont attendues.
Le gouvernement chinois affirme mener une campagne résolue contre la fraude en ligne et assure qu’aucune clémence ne sera accordée aux citoyens chinois impliqués dans de telles activités. Il renforce également la coopération bilatérale avec ses partenaires, dont Madagascar, afin d’éradiquer la fraude en ligne et de protéger les intérêts communs des pays concernés.




