Le journal tanzanien Mwanahalisi a été suspendu pour six mois après la publication d’un article alléguant des divisions au sein du gouvernement.
Le ministère de l’Information du pays a déclaré que le journal avait enfreint la réglementation des médias en affirmant que le vice-président Emmanuel Nchimbi refusait de démissionner malgré les pressions du parti au pouvoir.
Les autorités de régulation estiment que l’article n’était pas vérifié et manquait d’objectivité, soulignant que M. Nchimbi n’avait pas été interviewé.
La suspension de Mwanahalisi est immédiate et concerne ses éditions papier et en ligne. Le journal dispose de 30 jours pour faire appel.
Un autre média, Jamvi la Habari, a été convoqué pour s’expliquer sur des articles récents susceptibles d’avoir enfreint la réglementation, ont indiqué les autorités.
Des observateurs internationaux ont mis en garde contre le rétrécissement des libertés civiles et politiques en Tanzanie sous la présidence de Samia Suluhu Hassan.
Selon Reporters sans frontières, la Tanzanie se classe 117e sur 180 pays en matière de liberté de la presse.




