Moins de deux ans après le départ de la France de sa dernière base militaire au Tchad, les deux pays semblent renouer leurs liens militaires.
N’dajema a mis fin à son accord de coopération en matière de défense avec Paris fin 2024, après 65 ans de partenariat.
Avant la fin de l’accord, la France maintenait environ 1 000 soldats dans ce pays d’Afrique centrale, fournissant renseignement et soutien logistique à l’armée tchadienne.
Le Tchad a déclaré que cette rupture était nécessaire pour que la nation puisse « affirmer sa pleine souveraineté ».
Mais le pays peine depuis lors à diversifier ses partenaires militaires, alors même qu’il est confronté à de nombreux défis sécuritaires, notamment la présence persistante de Boko Haram autour du lac Tchad et du groupe rebelle MPRD dans la province du Moyen-Chari.
Pour la France, le Tchad représente une position stratégique lui permettant d’exercer son influence en Afrique centrale et au Sahel.
Cette décision risque de fragiliser les relations du Tchad avec ses voisins et de compromettre le discours anticolonial du président Déby auprès des jeunes citoyens.




