Face aux préoccupations croissantes concernant l’impact environnemental du secteur des infrastructures numériques en pleine expansion, des villes africaines rejoignent un effort mondial visant à façonner l’avenir des centres de données.
Quarante villes du monde entier ont signé un nouvel accord, sous l’égide du réseau C40 Cities, afin d’établir des lignes directrices pour la planification, la construction et l’exploitation des centres de données. Cette initiative cherche à garantir que la croissance des infrastructures numériques profite aux communautés locales, tout en limitant la pression sur les ressources énergétiques, hydriques et foncières.
Cassie Sutherland, directrice générale de C40 Cities, a déclaré que des maires du monde entier se sont unis pour relever les défis posés par les centres de données urbains. Elle a précisé que l’objectif est de créer les conditions permettant à ce secteur de se développer durablement, tout en apportant de la valeur aux économies locales, aux communautés et à l’environnement.
Cette initiative intervient alors que les centres de données se multiplient dans les villes, sous l’effet de la demande croissante en matière de cloud computing, d’intelligence artificielle et de services numériques. Cependant, les experts mettent en garde contre la forte consommation d’électricité et d’eau de ces installations.
Nicholas Reece, maire de Melbourne, a déclaré que des cadres réglementaires plus stricts sont nécessaires pour garantir que les investissements dans les centres de données profitent à la fois aux investisseurs et aux résidents locaux.
Des experts avertissent qu’en l’absence de règles claires, les villes des régions en développement pourraient supporter une part disproportionnée des coûts environnementaux liés à la satisfaction de la demande mondiale de services numériques.




