Le nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, s’est rendu mardi au Niger et au Burkina Faso dans le cadre de ses efforts pour renouer les liens avec les États du Sahel.
Moins d’une semaine après son entrée en fonction, il a obtenu de la junte militaire nigérienne l’engagement d’entamer le processus de réouverture de leur frontière commune.
Celle-ci avait été fermée après que Niamey eut accusé le Bénin d’abriter des « bases françaises » cherchant à déstabiliser le Niger.
Depuis leur arrivée au pouvoir par un coup d’État en 2023, les dirigeants militaires nigériens ont rompu avec leur allié traditionnel et ancienne puissance coloniale, la France.
Comme d’autres États de la région, le Niger et le Burkina Faso sont confrontés à la violence djihadiste.
Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangare, a déclaré que les deux présidents avaient évoqué la menace terroriste au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
« Ils ont réaffirmé leur engagement à unir leurs forces pour lutter contre le fléau du terrorisme et du banditisme qui sévit dans la sous-région depuis plusieurs années et compromet la mise en œuvre effective de tous les programmes de développement initiés par leurs gouvernements respectifs », a-t-il déclaré.
Le Niger s’est associé au Burkina Faso et au Mali, également dirigés par des juntes, pour créer une confédération appelée Alliance des États du Sahel.
M. Wadagni a passé plusieurs heures à Niamey avant de se rendre au Burkina Faso dans la journée, où il a rencontré le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Ils ont réaffirmé leur engagement à renforcer le dialogue politique et à approfondir la coopération. Les discussions ont porté sur la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le commerce, les infrastructures, la formation professionnelle et la logistique.
Le premier voyage international de M. Wadagni a eu lieu au Nigéria lundi.




