Les tensions politiques s’intensifient en République démocratique du Congo (RDC) alors que les principaux partis d’opposition forment une nouvelle coalition contre une possible révision constitutionnelle proposée par le gouvernement de Félix Tshisekedi.
Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, les dirigeants de l’opposition ont accusé le gouvernement en place de tenter de prolonger le mandat de Tshisekedi au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats. La coalition a qualifié les réformes proposées de menace pour la démocratie à l’approche des prochaines élections.
Nicolas Lenga, un responsable du parti d’opposition Envol, a vivement critiqué le gouvernement, qualifiant l’initiative constitutionnelle d’« acte de rébellion contre la République et de déclaration de guerre au peuple congolais ».
Lenga a également exhorté les citoyens à défendre la Constitution, citant l’article 64, qui appelle le peuple congolais à résister à tout individu ou groupe exerçant le pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles.
Ce différend politique fait suite aux récentes déclarations de Tshisekedi, qui a laissé entendre qu’il pourrait briguer un troisième mandat à l’issue de son mandat actuel en 2028, par le biais d’un référendum national, malgré les restrictions constitutionnelles.
Tshisekedi a également averti que les élections pourraient être retardées en raison du conflit en cours dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23 se sont emparés de zones importantes, notamment les villes de Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.




