Des célébrations ont eu lieu samedi au stade national de Juba, à l’occasion du 43e anniversaire de la création de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS).
La fondation de l’APLS en 1983 a marqué le début de la seconde guerre civile soudanaise, qui a finalement abouti à l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.
Il s’agit de la première commémoration depuis le début du conflit de 2013 entre le gouvernement du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS) et le MPLS, alors dans l’opposition.
« En ce jour, nous nous souvenons des courageuses forces du Bataillon 105, qui ont tiré le premier coup de feu. C’est ainsi qu’a commencé notre révolution », a déclaré le président Salva Kiir Mayardit à la foule rassemblée.
« Alors que nous commémorons aujourd’hui le 43e anniversaire de notre mouvement, nous nous souvenons également des sacrifices de nos martyrs, qui ont donné leur vie au cours de cette longue lutte. »
Cette commémoration intervient dans un contexte de reprise des affrontements entre l’armée et les forces loyales à Riek Machar, ancien premier vice-président et rival de longue date de Kiir, faisant craindre une reprise de la guerre civile.
S’adressant à l’assemblée, le chef des Forces de défense du peuple du Soudan du Sud, Santino Deng Wol, a déclaré qu’ils ne voulaient « entendre les balles nulle part ».
« Nous ne voulons pas de combats aveugles, et je tiens à assurer le peuple du Soudan du Sud que je garantirai sa sécurité et protégerai notre frontière », a-t-il affirmé.
La guerre civile qui a opposé 2013 à 2018 les forces de Kiir à celles de Machar s’est conclue par un accord de paix ayant abouti à la formation d’un gouvernement d’union nationale, lequel s’est fragilisé au cours de l’année écoulée.
Machar a été arrêté par les forces de Kiir et assigné à résidence à Juba en mars de l’année dernière. Il a ensuite été suspendu de ses fonctions de vice-président.
En septembre, il a été inculpé de meurtre, de trahison et de crimes contre l’humanité en lien avec une attaque perpétrée en mars par une milice qui lui serait liée et qui a coûté la vie à 250 soldats et à un général.
Son parti, le Mouvement populaire de libération du Soudan/Armée en opposition (SPLM/A-IO), a dénoncé ces accusations comme une « chasse aux sorcières politique ».




