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Accueil Analyse

La République du Congo en dernier lieu.. sept pays africains confrontés au «syndrome de l’après-colonialisme»

Rédaction de Qiraatafrican (Arabic) | Traduit par: Sidi- M. OUEDRAOGO

avril 26, 2026
dans Analyse, Politique
La République du Congo en dernier lieu... sept pays africains confrontés au «syndrome de l’après-colonialisme»

La République du Congo en dernier lieu... sept pays africains confrontés au «syndrome de l’après-colonialisme»

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Le président congolais Denis Sassou Nguesso a prêté serment mardi pour un cinquième mandat de cinq ans, lors d’une cérémonie solennelle à Kintélé, au nord de Brazzaville. L’événement, tenu devant un large public et les autorités officielles, fait suite à sa réélection en mars avec 94,8% des suffrages, face à six adversaires peu connus.

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Dans son discours d’investiture, Sassou Nguesso a promis de ne pas trahir la confiance du peuple qui l’a massivement soutenu. « Le temps des registres électoraux est révolu, place à celui de l’unité nationale », a-t-il déclaré, se présentant comme « le président de tous les Congolais, sans exception ». Ce nouveau mandat porte à 42 ans sa longévité au pouvoir, l’un des plus longs d’Afrique.

Cette investiture survient dans un contexte économique tendu : dette publique élevée par rapport au PIB, chômage massif chez les jeunes, malgré les vastes réserves pétrolières du pays.

Sassou Nguesso rejoint ainsi Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale) et Paul Biya (Cameroun) parmi les dirigeants africains les plus durables. Son maintien au pouvoir ravive le débat sur la « maladie postcoloniale » : un phénomène où plusieurs chefs d’État africains gouvernent des décennies via des réformes constitutionnelles ou une opposition affaiblie, questionnant l’avenir de la démocratie sur le continent.

Le président de la République du Congo : un verdict en deux temps

À 82 ans, Denis Sassou Nguesso dirige la République du Congo depuis 1979, avec une interruption de 1992 à 1997. Arrivé au pouvoir par un coup d’État, il perd l’élection de 1992 face à Pascal Lissouba, avant de revenir par les armes lors d’une guerre civile qui renverse son prédécesseur. Depuis, il règne sans discontinuer, fort d’alliances politiques et militaires solides.

Plusieurs réformes constitutionnelles ont pavé la voie : le référendum de 2015 supprime les limites de mandats et d’âge, facilitant sa candidature. L’opposition, divisée et muselée par le contrôle étatique des médias et de la politique, peine à s’imposer. Ses soutiens saluent sa longévité comme un rempart contre l’instabilité des années 1990 ; ses détracteurs y voient un frein à la démocratie et aux renouvellements institutionnels.

Teodoro Obiang Nguema, recordman mondial de la longévité

Âgé de 83 ans, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo détient le record absolu depuis 1979 en Guinée équatoriale. Il accède au pouvoir par un putsch contre son oncle, Francisco Macias Nguema, et n’a plus quitté le sommet de l’État.

Malgré l’instauration officielle du multipartisme dans les années 1990, son Parti démocratique domine sans partage. Obiang remporte toutes les élections avec des scores écrasants, tandis que sa famille s’implante aux postes clés – son fils occupe la vice-présidence. Ce règne familial suscite critiques internationales sur la gouvernance et les droits humains.

 Paul Biya, quatre décennies à la présidence du Cameroun

Paul Biya, 93 ans, plus ancien président d’Afrique, reste au pouvoir après quatre décennies

Arrivé à la présidence du Cameroun en 1982 suite à la démission d’Ahmadou Ahidjo, Paul Biya, 93 ans, dirige le pays depuis plus de quarante ans. Il figure parmi les chefs d’État ayant exercé le plus longtemps le pouvoir sur le continent africain.

Son mandat a été marqué par des révisions constitutionnelles ayant levé les limitations du nombre de mandats présidentiels, lui permettant ainsi de se représenter à plusieurs reprises. Malgré les critiques liées à sa longévité au pouvoir, Paul Biya continue de remporter les scrutins.

Le 4 avril dernier, le Parlement camerounais a adopté à une large majorité un amendement constitutionnel rétablissant le poste de vice-président, une mesure présentée par le gouvernement comme garant de la continuité de l’État. L’opposition y voit au contraire un renforcement de l’exécutif. Le projet prévoit qu’en cas de décès, de démission ou d’incapacité du président, le vice-président lui succède automatiquement.

La longévité du régime Biya alimente les controverses politiques internes, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et des appels croissants au renouvellement des élites politiques ainsi qu’à un élargissement de la participation démocratique.

Yoweri Museveni : de la guerre à la présidence sans partage

Arrivé au pouvoir en Ouganda en 1986 à l’issue d’un conflit armé, Yoweri Museveni, 81 ans, est l’un des plus anciens dirigeants africains. Il a remporté toutes les élections présidentielles depuis l’instauration du multipartisme. Sous son règne, des amendements constitutionnels ont supprimé les restrictions liées à l’âge et au nombre de mandats, lui ouvrant la voie à de nouvelles candidatures. Museveni conserve par ailleurs une influence déterminante au sein de l’armée.

Isaias Afwerki, le maître incontestable de l’Érythrée depuis l’indépendance

Isaias Afwerki dirige l’Érythrée depuis son indépendance de l’Éthiopie en 1993, sans partage du pouvoir dans un système politique fermé où aucune élection présidentielle n’est organisée. Son mandat est marqué par des tensions régionales persistantes, notamment avec l’Éthiopie, ainsi que par des critiques internationales sur l’absence de libertés politiques et d’institutions élues.

Ismaïl Omar Guelleh : un quart de siècle à la tête de Djibouti

Président de Djibouti depuis 1999, Ismaïl Omar Guelleh, 78 ans, a succédé à Hassan Gouled Aptidon. Il a remporté l’ensemble des scrutins présidentiels qu’il a organisés, le plus récemment quelques jours après la réélection du président de la République du Congo. Son maintien au pouvoir a été facilité par des amendements constitutionnels supprimant les limitations du nombre de mandats. Il conserve également une mainmise sur le Parlement grâce à la domination de son parti. Ses partisans saluent la stabilité politique et la croissance économique relative d’un pays stratégiquement situé dans le détroit de Bab el-Mandeb. Les organisations de défense des droits humains et l’opposition l’accusent en revanche de restreindre l’opposition politique et la liberté de la presse, ce que les autorités démentent en affirmant que les élections respectent les cadres juridique et constitutionnel.

Paul Kagame : entre stabilité et critiques

Paul Kagame, 70 ans, a pris le contrôle effectif du Rwanda après 1994 avant d’en devenir officiellement président en 2000. Il dirige le pays sans partage, remportant régulièrement les élections. À l’instar d’autres dirigeants africains de longue date, il a engagé des réformes économiques et de développement remarquable, faisant du Rwanda un modèle de croissance sur le continent. Cependant, la durée de son mandat suscite des critiques quant à l’absence de concurrence politique réelle. Son cas illustre un modèle contrasté parmi les présidents africains historiques, alliant performances économiques tangibles et débats récurrents sur l’avenir de la transmission du pouvoir.

Conclusion

Ces trajectoires, dont la plus récente est celle de la République du Congo, témoignent de la persistance au pouvoir de plusieurs dirigeants africains sur plusieurs décennies, souvent grâce à des révisions constitutionnelles ou à une concurrence politique affaiblie. Elles alimentent un large débat sur l’avenir de la démocratie sur le continent. Alors que certains voient dans cette longévité un facteur de stabilité, d’autres y perçoivent un obstacle à tout changement politique. La transition pacifique du pouvoir demeure l’un des défis majeurs des systèmes politiques africains, particulièrement dans les États où certains présidents sont en place depuis des décennies.

 

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