L’Afrique a connu une accélération de ses transformations économiques et numériques au cours de la dernière décennie.
Selon le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement, la croissance s’est maintenue autour de 3 à 4 %, malgré les crises. Il s’agit d’un progrès réel, mais fragile et très inégal selon les pays.
Cette évolution est alimentée par une forte croissance démographique et une urbanisation rapide, ainsi que par une jeunesse de plus en plus connectée.
Dans ce contexte, l’usage du numérique s’est considérablement développé, notamment via les appareils mobiles, devenus essentiels aux échanges et aux services.
La fintech est l’un des secteurs les plus dynamiques. Des entreprises comme Flutterwave et Paystack au Nigéria ont attiré des investissements internationaux. En Afrique de l’Est, le Kenya s’impose comme un pôle de services financiers numériques.
Parallèlement, les industries culturelles, en particulier la musique, bénéficient de la distribution numérique et acquièrent une visibilité internationale.
En matière de développement, d’importants défis persistent, notamment le financement des infrastructures telles que l’énergie et les transports. Le poids de la dette reste un frein pour de nombreux pays.
Enfin, l’intégration économique progresse, mais reste incomplète, malgré des initiatives telles que la Zone de libre-échange continentale africaine.




