Geordin Hill-Lewis a remporté la direction de l’Alliance démocratique au Cap, mais ses ambitions dépassent déjà largement les frontières de la ville, puisqu’il se positionne pour briguer un poste de leader national.
Le deuxième parti d’Afrique du Sud, l’Alliance démocratique, a élu Hill-Lewis pour le mener aux élections générales de 2029, signe d’une volonté renouvelée de contester la domination de longue date du Congrès national africain (ANC). Son ascension intervient à un moment charnière du paysage politique du pays, marqué par une concurrence accrue et une évolution de l’opinion publique.
Dans son discours d’acceptation, Hill-Lewis a remercié les délégués du parti pour leur soutien et s’est engagé à servir avec humilité et un sens aigu du devoir, promettant de se concentrer sur la construction d’une Afrique du Sud plus forte et plus inclusive.
L’Alliance démocratique (DA) occupe actuellement six postes ministériels au sein d’un gouvernement d’union nationale tendu, aux côtés du Congrès national africain (ANC), qui en contrôle vingt. Cette coalition a été saluée pour avoir restauré une certaine confiance après des années marquées par la corruption et la mauvaise gestion, malgré la persistance de tensions politiques sous-jacentes. Les partisans de Hill-Lewis affirment soutenir fermement son leadership et sa vision pour le pays.
L’un d’eux, Sanjay Singh, le décrit comme un dirigeant attaché aux valeurs du parti et soucieux d’améliorer concrètement le quotidien des Sud-Africains, en mettant l’accent sur la diversité et l’inclusion.
Malgré la dynamique de la DA, l’ANC demeure le parti le plus populaire, recueillant 38 % des intentions de vote dans un récent sondage Ipsos. Alors que l’ANC se prépare à une importante conférence de direction en vue de 2029, aucun successeur désigné au président Cyril Ramaphosa ne s’est encore dégagé.




