Des dizaines de personnes ont péri dans des frappes aériennes menées par l’armée nigériane dans l’État de Yobe, au nord-est du pays, alors que des avions militaires traquaient des djihadistes de Boko Haram, ont indiqué dimanche des habitants et Amnesty International.
Ces frappes ont eu lieu samedi, et le bilan des victimes varie selon les sources.
Amnesty International a déclaré sur X qu’il y avait « plus de 100 morts » et 35 blessés graves, tandis qu’un chef local a évoqué « 200 morts et blessés ». L’armée nigériane n’a pas immédiatement répondu à une demande de renseignements de l’AFP.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est en proie à une insurrection djihadiste depuis 17 ans, suite au soulèvement de Boko Haram en 2009, qui a vu l’émergence de puissants groupes dissidents, dont l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Bien que l’insurrection soit concentrée dans les campagnes du nord-est, des djihadistes du Nigeria et du Sahel voisin ont fait des percées dans l’ouest du Nigeria, où des bandes criminelles organisées, connues sous le nom de « bandits », pillent des villages et extorquent les agriculteurs et les mineurs artisanaux depuis des années.




