James Swan a officiellement pris ses fonctions de nouveau chef de la mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Le diplomate américain a été nommé début mars et succède à la Guinéenne Bintou Keita, qui a quitté Kinshasa le 30 novembre 2025 après quatre ans à la tête de la mission.
M. Swan connaît bien le pays. Il a été ambassadeur des États-Unis en RDC sous la présidence de Barack Obama, puis chef de la mission de l’ONU en Somalie. Il revient cependant au Congo à un moment particulièrement tendu, les relations entre Kinshasa et Kigali étant fortement dégradées par le conflit dans l’est du pays.
L’une de ses premières tâches majeures sera de contribuer à la relance du processus de paix et de mettre en œuvre le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu prévu par l’accord de Doha, signé le 15 novembre 2025. La MONUSCO a déjà averti qu’elle manquait de ressources suffisantes et a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies un soutien supplémentaire pour mener à bien son mandat renouvelé.
La situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure extrêmement instable. Les rebelles de l’AFC/M23 sont actifs au Nord et au Sud-Kivu, et la Province d’Afrique centrale de l’État islamique gagne du terrain en Ituri, aux côtés de plusieurs autres groupes armés.
Une autre priorité essentielle pour James Swan sera d’assurer la réouverture des principaux aéroports du Nord et du Sud-Kivu et de garantir la liberté de circulation des Casques bleus de l’ONU – des conditions que la MONUSCO juge indispensables à l’accomplissement de sa mission.




