Au Kenya, l’activité du secteur privé s’est contractée en mars pour la première fois depuis août 2025. Les entreprises font état d’une baisse de la production et d’une diminution des nouvelles commandes, dans un contexte de pouvoir d’achat affaibli et de perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.
Selon l’indice PMI de Stanbic Bank Kenya, celui-ci a chuté à 47,7 en mars, contre 50,4 en février, enregistrant ainsi un quatrième mois consécutif de baisse. Un chiffre inférieur à 50 indique une détérioration de la conjoncture.
L’enquête, menée du 12 au 27 mars, met en lumière la réduction de la circulation monétaire, le resserrement des budgets des ménages, la hausse des coûts du carburant et du transport, ainsi que les difficultés logistiques qui ralentissent les livraisons.
Les carnets de commandes se contractent pour la première fois en sept mois, contraignant les entreprises à réduire leur production. Les coûts des intrants augmentent à leur rythme le plus rapide depuis plus de deux ans, sous l’effet de la hausse des taxes, du prix plus élevé du carburant et de l’augmentation des frais de transport. Face à une demande atone et à une concurrence accrue, les entreprises peinent à répercuter ces coûts supplémentaires sur leurs clients.
Pour préserver leur trésorerie, les entreprises kényanes réduisent leurs stocks. La croissance de l’emploi est marginale, à son plus bas niveau depuis octobre 2025, tandis que le carnet de commandes diminue à un rythme sans précédent depuis près de six ans.
Malgré ce ralentissement, le climat des affaires reste relativement stable : un peu plus d’un cinquième des personnes interrogées anticipent une croissance au cours des douze prochains mois, soutenue par des projets d’expansion, une augmentation des investissements publicitaires, un marketing en ligne renforcé, une gamme de produits élargie et des investissements dans les capacités et les talents.




